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La surveillance vidéo ou sécurité passive

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La surveillance vidéo ou sécurité passive

Le centre pénitentiaire de Liancourt (Oise) qui sera livré en décembre 2003 par Bouygues Construction est constitué de 3 bâtiments avec, en partie centrale, le poste d’information et de contrôle. Le bâtiment principal abrite le poste de centralisation de l’information.

© (Doc. Chanoit.)

Les évolutions technologiques en matière de caméras de surveillance en font aujourd’hui un outil performant : dimensions réduites du matériel, meilleure résolution des images… Combinées à Internet, les informations vidéo sont contrôlées et transmises en temps réel, 24 heures sur 24.

Dans les établissements pénitentiaires, ­plusieurs techniques de sécurité passive (1) sont mises en œuvre pour exercer une surveillance. L’utilisation de caméras pour retransmettre des images sur des télévisions en circuit fermé s’est beaucoup développée. La taille de ces caméras a diminué (mini-­caméras : 267 grammes, hauteur 97,8 mm) grâce à la compression des données et le développement des fibres optiques. Ces dimensions sont garantes de discrétion dans un plafond, encastrées ou placées en hauteur, à l’extérieur ou à l’intérieur des sites pénitentiaires. Leur nombre dépend des points stratégiques à surveiller. Elles effectuent des balayages, détectent des mouvements ou l’absence de mouvements car le captage des images est possible même dans des conditions très difficiles.

Les caméras réalisent des déplacements ultrarapides sur 360°, tout en offrant des ­images de bonne qualité puisque la réso­lution s’étend de 10 à 25 images/sec, par caméra. La capture d’images sur 360° est obtenue grâce à des compléments optiques sur les caméras. Cet angle de vue augmente le champ visuel du réseau et ­projette la même scène sous des angles divers, dans différentes fenêtres de visionnage. Chacune d’entre elles peut être commandée ­indépendamment. Le développement des lentilles permet à ces petites caméras d’effectuer des zooms sur la marque d’un paquet de cigarettes, jusqu’à une distance d’une centaine de mètres. Le manque de luminosité ne pose plus de difficultés : l’infrarouge rend des images nocturnes d’une définition comparable à celle d’images diurnes. Un rayon infrarouge analyse la température d’une pièce, par exemple 19°C, et détecte toute intrusion de la part d’un individu (température : 37°C). Alors, il déclenche une alarme.

Capteur pyroélectrique et lentille de Fresnel

Aujourd’hui, les détecteurs infrarouges sont équipés d’un ­comptage d’impulsion afin d’éviter les déclenchements intempestifs. Deux conditions sont nécessaires au déclen­chement : le rayonnement et le déplacement. Les détecteurs possèdent tous le même principe de détection, à savoir un capteur pyroélectrique et une lentille de Fresnel. La ­lentille de Fresnel fait converger les informations de variation rapide de température (par exemple, un corps humain en mouvement) sur le capteur pyroélectrique. Ce dernier traduit ensuite sous forme électrique cette variation. De plus, l’interchangeabilité des lentilles adapte certains infrarouges à toutes les configurations. Un détecteur bivolumétrique a pour particularité de détecter tout mouvement de personnes dans une pièce, un couloir ou une partie de l’enceinte. Le principe de cet appareil est la combinaison de deux détecteurs : un détecteur infrarouge et un détecteur hyperfréquences. Il est généralement utilisé pour la protection de lieux sensibles, à hauts risques de déclenchements intempestifs. Le bivolumétrique est fiable à 95 %.

La transmission des signaux ­vidéo peut s’effectuer par Internet. Ainsi, il est possible de combiner des systèmes d’écoute avec la surveillance visuelle, d’où une flexibilité maximale. La surveillance peut être faite sur place et à distance. Les vues enregistrées par ces caméras sont envoyées à un ou plusieurs moniteurs du poste de surveillance, et peuvent être enregistrées sur magnétoscope. La transmission des signaux vidéo se fait par câble coaxial, paires torsadées, réseau téléphonique commuté (RTC), réseau Numéris, fibres optiques. De plus, les obstacles à l’utilisation de caméras ont été levés grâce aux progrès de la technologie. Avec le pilotage par ordinateur, plusieurs aspects positifs dans la surveillance vidéo ont été constatés : l’effet dissuasif de la caméra et la possibilité d’enregistrement de données, preuves potentielles en cas de contestation. Certaines caméras, dites intelligentes, comportent des détecteurs qui donnent l’alerte en cas d’incident.

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