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La surveillance des chantiers se fait permanente

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Les chantiers sont monitorés pour le bruit et la poussière et surveillés pour détecter les intrusions. Ces pratiques sont révolutionnées par la généralisation des équipements connectés.

La surveillance d’un chantier de construction ou de BTP est double : d’une part, le contrôle des conditions de travail et des nuisances environnementales (bruit, vibrations, poussières, etc.), d’autre part, la sécurité du site (intrusion, incendie, etc.). Le coût des équipements a considérablement baissé, grâce à une nouvelle génération de produits miniaturisés, autonomes et communicants. L’enjeu est d’obtenir une surveillance continue et automatisée, distribuée sur plusieurs points du site, en réservant certaines tâches précises au personnel. Parmi les nombreux prestataires de la mesure environnementale ou de la sécurité, seuls certains proposent des offres adaptées aux chantiers, dont la particularité est d’être temporaires et mobiles.

Les fabricants de balises de mesure se comptent sur les doigts de la main : Svantek, Syscom, Azimut Monitoring ou 01dB (Acoem Group). Dans la sécurité, les principaux acteurs de la vidéosurveillance proposent des offres packagées, construites à partir de briques existantes : caméras, dômes, barrières infrarouges, haut-parleurs, éclairage, groupes électrogènes, etc. Ce sont des sociétés comme Prodomo (avec la Prodobox composée d’une armoire électrique et d’un mât portant jusqu’à 4 caméras fixes ou motorisées), Gint (avec Vigitower, une plateforme mobile de vidéosurveillance) ou IP-Mirador (avec le Cube portant de 2 à 4 dômes).

Balises connectées

Concernant le bruit émis, la démarche traditionnelle consiste à confier à un acousticien plusieurs campagnes de mesures lors des principales phases du chantier. Mais de plus en plus souvent, un suivi est effectué en continu par sondes acoustiques. L’idée est de définir un seuil à 10 à 15 dB d’émergence par rapport au bruit préexistant. Pour les vibrations et les poussières, l’accent est mis en début du chantier sur le gros œuvre : déconstruction, fondations, terrassement, etc. L’usage de balises connectées permet une meilleure réactivité. Un paramétrage du seuil de détection génère automatiquement des alertes envoyées par e-mail et SMS à une liste de personnes. Une intervention peut alors être déclenchée, par exemple pour un poids lourd qui n’a pas éteint son moteur. Le stockage des données en continu sert à établir des rapports journaliers et hebdomadaires, avec consultation sur internet.
Quant à la surveillance des sites, chaque élément du système doit être fiabilisé. La sécurité impose de protéger le matériel du vandalisme et des intempéries ; de dupliquer l’enregistrement des données vidéo sur disque dur en local, au PC de sécurité et dans un troisième site de sauvegarde ; de fiabiliser l’alimentation des équipements avec des batteries ou un groupe électrogène ; de doubler la connexion internet (ADSL et 3G), etc. Autre différence, les caméras sont équipées de puissants processeurs, afin de réaliser en temps réel la détection de présence par algorithme et l’analyse d’images, en excluant certaines zones. La qualité de l’algorithme réduira le nombre de fausses alertes. Les caméras sont pilotables et programmables, par exemple pour effectuer des phases de ronde sur certaines zones. La solution phare d’IP-Mirador (groupe Sogecer), le Cube, est un produit prêt à l’emploi, connecté, pour le vidéogardiennage, avec un mât télescopique équipé de 2 à 4 dômes. « Une alarme se déclenche à partir de la détection automatique de mouvements, explique Jean-Philippe Chassot, directeur commercial d’IP-Mirador. Le doute est levé par l’intervention du personnel qui détermine la nature de l’intrusion. » Des procédures de dissuasion sont lancées automatiquement par le système, le temps que l’information soit reçue et traitée au poste de surveillance. Pour le Cube, les procédures automatisées sont le flash (avec des leds courte et longue portées), les interpellations (à partir de messages préenregistrés), une sirène très puissante, etc. Une fois que le PC de sécurité a reçu l’alarme, le gardien peut regarder les images, zoomer avec la caméra, interpeller la personne en direct et téléphoner aux forces de l’ordre. De même, la détection de fumée ou de départ d’incendie peut être réalisée par l’analyse des images de caméras standard ou thermiques.

N°345

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