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La Sainte-Chapelle retrouve ses couleurs d’origine

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La Sainte-Chapelle retrouve ses couleurs d’origine

Troisième monument le plus visité de Paris, la Sainte-Chapelle du Palais de la Cité sera entièrement restaurée d’ici à 2013. La fondation Velux et le Centre des monuments nationaux viennent de signer une convention pour restaurer cinq verrières de la façade nord et de l’abside, victimes de la pollution à l’extérieur et de la condensation à l’intérieur. Il s’agit de restaurer l’ensemble que forment les vitraux peints au xiiie siècle à la grisaille (1), les réseaux de plomb qui forment des panneaux de formes très diverses et les barlotières, ainsi que les barres en fer forgé qui tiennent les panneaux en place. Encrassés et obscurcis, les vitraux ont aussi été recouverts d’un vernis gras pour les protéger, mais qui a altéré les grisailles à l’intérieur. Lors du nettoyage, les verres sont examinés, datés et recollés si nécessaires. La remise en plomb est effectuée à la fin et respecte les gabarits d’origine. Afin d’éviter la condensation, la Commission supérieure des monuments historiques a décidé de créer une verrière de doublage pour pérenniser les travaux de restauration. Installée sur l’extérieur, elle devait initialement intégrer des reproductions des vitraux et de nouvelles barlotières. Malheureusement, cette réalisation présentait l’inconvénient de dissimuler les barlotières d’origine (xiiie siècle) qui constituent un fabuleux témoignage du savoir-faire de l’époque. Afin de laisser la possibilité d’admirer ces éléments, il a été décidé de déposer les vitraux anciens pour les maintenir par une structure neuve à l’intérieur de l’édifice et de mettre des reproductions des vitraux sur les barlotières d’origine afin de les voir depuis l’extérieur. Enchâssée dans les barlotières du xiiie, la verrière de doublage sera maintenue par des feuillards clavetés. Côté intérieur, la verrière ancienne sera posée sur ses nouvelles structures. La campagne qui s’engage parachève une longue chaine d’interventions débutée dans les années 70 avec les vitraux de la façade sud et la rosace. Le coût total est estimé à 10 millions d’euros, répartis à égalité entre la fondation Velux et le Centre des monuments nationaux.

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