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La qualité et l’efficacité, premiers critères de choix

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En intérieur comme en extérieur, la maîtrise des consommations passe par une gestion automatique de l’éclairage.Bilan d’exploitation sur 20 ans

© Doc. SarlamSource : « Éclairage des parties communes des bâtiments tertiaires et résidentiels », guide de l’Ademe, du Syndicat de l’éclairage et de la filière. Décembre 2012. Disponible sur www.ademe.fr

Si dans les logements il procure confort et bien-être, dans les parties communes, l’éclairage donne les moyens de réduire les consommations, tout en assurant la sécurité. Mais comment choisir les produits, quels critères prendre en compte ?

Avant, tout était plus simple : on achetait des watts, on les installait et on savait ce que l’on consommait. Depuis le bannissement du marché européen des lampes incandescentes, l’arrivée des leds et l’obligation d’informations portées sur les lampes (et non « ampoules »), les utilisateurs comme les exploitants doivent choisir des lumens, toujours des watts, voire des lumens par watt, mais également des kelvins, des durées de vie et des indices de rendu des couleurs (IRC). Ces notions détermineront les performances des lampes, et donc, leur sélection, quelle que soit leur destination.

Lumens et watts

Les lampes les plus utilisées pour l’éclairage intérieur, c’est-à-dire des parties communes ou des logements, sont les lampes fluocompactes, appelées aussi « basse consommation », et les tubes fluorescents, qui sont le plus souvent classés A sur l’étiquette énergie ; les diodes électroluminescentes ou led, généralement classées A+, et les lampes halogènes classées B (et C).
Le premier critère de choix est le flux lumineux, exprimé en lumens (lm) : cette information a pris le pas sur les watts, qui apparaissent en plus petit sur les emballages des lampes (*).
Le flux divisé par les watts donne l’efficacité lumineuse en lm/W. Plus celle-ci est élevée, plus la lampe est efficace (plus de lumière et moins de consommations). À titre d’exemple, Osram fournit les équivalences d’une lampe incandescente de 40 W (culot E27) avec une efficacité lumineuse de 11 lm/W : pour une lampe fluocompacte de 7 W, l’efficacité lumineuse est de 61 lm/W ; pour une lampe led de forme standard, 6 W, elle s’élève à 79 lm/W.
Il est évident que la lampe led réduira les consommations de façon drastique, tout en apportant davantage de lumière. Et si son prix d’achat s’avère plus élevé, il faut également considérer la durée de vie de la lampe : 20 000 h, soit deux fois plus que celle de la fluocompacte (lampe grand public) et 10 fois plus que celle de l’incandescente (bannie du marché européen).
Cependant, les lampes fluorescentes et les lampes led ne présentent pas les mêmes caractéristiques selon qu’elles sont destinées au grand public (logements) ou au tertiaire (parties communes), notamment en ce qui concerne les durées de vie.
Concernant la qualité de la lumière, d’autres critères entrent en ligne de compte : la température de couleur et l’indice de rendu des couleurs.
La température de couleur n’est pas un critère nouveau, mais compte tenu de l’arrivée des leds, le choix s’est étendu. Les températures de couleur chaudes se situent entre 2 500 kelvins (K) et 3 000 K ; elles confèrent une lumière dorée pour une ambiance chaleureuse. Au-dessus de 3 000 K, la lumière devient plus blanche, on parle de « blanc neutre ». Les lampes de plus de 5 000 K (teinte froide) sont peu utilisées dans les immeubles d’habitation (éventuellement dans les parkings) et encore moins dans les logements.

Température de couleur et durée de vie

La température de couleur peut également avoir une incidence sur la durée de vie des lampes. Ainsi, la led Osram précitée affiche 2 700 K et 20 000 h, quand en 4 000 K, elle est annoncée à 25 000 h.
Autre facteur du choix : l’indice de rendu des couleurs, qui indique la capacité d’une lampe à restituer le plus fidèlement possible les couleurs. Pas fondamental pour l’éclairage des parties communes, hormis les halls d’entrée, il peut jouer un rôle important dans le logement, en particulier dans les salles de bains, seule pièce d’ailleurs prééquipée d’éclairage pour des raisons de sécurité et de conformité à la norme NF C 15-100. L’IRC est excellent à 100, il reste bon à 80, en dessous, il n’est pas significatif.
Les caractéristiques techniques ne suffisent pas toujours pour optimiser les consommations, en particulier dans les halls d’entrée, circulations, cages d’escalier et paliers. Ces espaces ne bénéficient pas systématiquement d’apports de lumière naturelle, aussi l’éclairage est-il souvent allumé et… il le reste (oubli, impossibilité d’atteindre l’interrupteur).
Les automatismes sont donc de rigueur, et notons que les luminaires à leds, composants électroniques permettent un nombre illimité d’allumages sans nuire à la durée de vie. De plus, les systèmes à détection de présence avec temporisation et préavis d’extinction, et/ou de détection de lumière du jour remplacent les dispositifs de commande manuelle efficacement.
Certains protocoles et systèmes de communication intelligents offrent la possibilité de gérer plusieurs espaces, voire plusieurs immeubles d’un même programme locatif. Par exemple, en commandant l’éclairage des paliers à l’ouverture des ascenseurs, l’allumage et l’extinction automatiques à heures fixes, ou en programmant des durées d’allumage selon les zones.
Enfin, qu’il s’agisse de rénovations ou d’installations neuves il faut raisonner en coût global.

N°344

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