La démarche HQE se dote d’un cadre de référence

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La démarche repose désormais sur quatre engagements, auxquels sont assignés trois objectifs.

Ça bouge dans le paysage de la Haute Qualité environnementale ! Une refonte de cette démarche instaurée il y a près de vingt ans a été dévoilée le 26 mai par l’association HQE, en présence de la ministre du Logement. Continuité ou changement ? Simplification ou complexification ? Décodage.

Le respect de l’environnement, la maîtrise des consommations, ou la pérennité du bâti constituent autant de thématiques aujourd’hui intégrées à l’acte de construire. Or leur prise en compte a profité de la démarche unificatrice de la HQE, au même titre que des progrès techniques et de l’évolution des pratiques sociétales ces deux dernières décennies. Dans la perspective de la Réflexion bâtiment responsable 2020 (RBR 2020), l’association HQE s’est attelée, avec l’aide de ses partenaires, à la mise en œuvre d’un « cadre du bâtiment durable » applicable aux opérations neuves, en rénovation ou en exploitation, qui puisse tenir lieu de feuille de route pour l’ensemble des acteurs. Celui-ci a été présenté par Michel Havard et Anne-Sophie Perrissin-Fabert, respectivement président et directrice de l’association, et Patrick Nossent, président des organismes de certification Certivea et Cequami, sous les auspices de la ministre du Logement, Sylvia Pinel. L’objectif de ce cadre de référence ? Mobiliser l’ensemble des parties prenantes dans une démarche qui se veut à la fois clarifiée et transversale, en fixant des engagements basés sur les piliers du développement durable, appelés à se substituer aux quatorze cibles existantes.

Nouvelle philosophie

Quatre engagements doivent désormais présider à la démarche en faveur du bâtiment durable : qualité de vie, respect de l’environnement, performance économique et management responsable. À ces engagements sont assignés respectivement trois objectifs. Et en corollaire, cinq principes, à la manière de « règles de grammaire », sont édictés afin de structurer ce nouveau langage : une vision globale, des réponses contextuelles, une dynamique de progression, des performances affichées et une action commune. Compliqué ? « Tout découpage a ses avantages et ses inconvénients, répond Patrick Nossent. Cette approche transversale élargit une démarche jusque-là limitée à la qualité environnementale, pour adapter les standards du développement durable européens et internationaux à un nouveau mode de gouvernance. C’est un vrai changement de philosophie, qui implique d’envisager le cycle de vie du bâti dans sa totalité. » Émergent alors des problématiques nouvelles : améliorer la valeur patrimoniale, financière et d’usage du bâtiment (objectif n° 8), ou veiller à l’amélioration de sa performance, au moyen d’une surveillance et d’une évaluation régulière (objectif n° 12). Comparés à des thématiques éprouvées (énergie, eau, déchets, qualité de l’air), ces nouveaux objectifs ne pourront s’estimer qu’à l’aune des premiers retours d’expérience. En attendant, les organismes certificateurs (*) devraient décliner ce nouveau cadre de manière opérationnelle dans leurs référentiels d’ici septembre pour le résidentiel, et d’ici juin 2016, pour le tertiaire.

N°343

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