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La biométrie se faufile dans les TPE et sur les chantiers

Érick Haehnsen

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La biométrie se faufile dans les TPE et sur les chantiers

Maçons, plâtriers ou carreleurs n'ont pas toujours les empreintes lisibles, d'où la lecture de la forme de la main.

© Abiova

Le contrôle d'accès par reconnaissance d'empreintes digitales se généralise auprès des TPE. Quant à la reconnaissance de la forme de la main, elle intéresse surtout les chantiers de construction.

Empreintes digitales, système veineux, forme de la main… Les solutions de reconnaissance biométriques se démocratisent pour authentifier une personne par certaines de ses caractéristiques physiologiques. Outre le passeport biométrique et le déblocage d'appareils électroniques (ordinateur, smartphone… ), la biométrie s'applique surtout au contrôle d'accès pour les bâtiments professionnels ou les chantiers.

Une simplicité d'usage sur le modèle du smartphone

Depuis deux ans, les smartphones ont considérablement accéléré l'adoption de la reconnaissance d'empreintes digitales. Résultat, après les grandes entreprises, « la demande est très forte de la part des TPE. Leurs dirigeants veulent contrôler l'accès à leur société aussi facilement qu'à leur smartphone », explique Pascal Lentes, directeur de la société Abiova, spécialiste de la biométrie depuis plus 2004. Ils veulent surtout se simplifier la vie par rapport aux embauches, départs ou venues de sous-traitants. Et éviter la lourdeur d'éditer des badges de contrôle d'accès, de changer les codes d'entrée ou de gérer un parc de clés. « En cas de départ, on n'est jamais sûr que les anciens salariés ne fassent des doubles des clés ou ne communiquent le code d 'accès… », soulève Pascal Lentes. Pour la pose de trois lecteurs d'empreintes digitales, les budgets tournent autour des 10 000 €. Quant aux grandes organisations, elles installent des lecteurs d'empreintes digitales pour accéder aux zones sensibles : salle informatique, laboratoire de R&D, archives, stockage de marchandises onéreuses ou de matières dangereuses…

Objectif : lutter contre le vol et le travail au noir

« Sur les gros chantiers, les lecteurs de la forme de la main conviennent aux maçons, aux plâtriers ou aux carreleurs dont les empreintes digitales ne sont pas toujours lisibles. Objectif : lutter contre le vol et s'assurer que les personnes présentes sont en règle par rapport à l'inspection du travail », poursuit Pascal Lentes. Pour 2 000 à 4 500 € pièce (hors pose), ces équipements s'associent à des lecteurs de badges. Ces derniers embarquent non pas les données biométriques du porteur mais leur gabarit.

Autre tendance, intégrer un lecteur d'empreintes pour le marché du résidentiel ou du petit tertiaire pour ne plus avoir à gérer de clés. « Les dirigeants représentent le tiers de nos clients, l'autre tiers concerne les familles nombreuses et, le dernier, les petits immeubles collectifs de trois à quatre logements », rapporte Jean-Louis Bader, responsable produits chez le fabricant de portes Tryba, qui, à l'instar de Picard, intègre le lecteur de l'autrichien Ekey (800 à 1 000 € ).

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