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L’oléothermie : traitement prometteur du bois à cœur

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L’oléothermie : traitement prometteur du bois à cœur

(Doc. Ctba.)

Le Centre international de recherche en agronomie pour le développement (Cirad) Forêt vient de mettre au point un procédé de traitement des bois à partir de bains d’huile chaude. Une révolution en matière d’environnement.

L’oléothermie est un traitement qui possède suffisamment d’avantages pour devenir, à terme, une voie de substitution aux traitements chimiques actuels appliqués aux ouvrages extérieurs. Simple et peu coûteux, il est surtout sans danger pour l’environnement. En association avec le Cirad, le Centre technique du bois et de l’ameublement (Ctba) participe au développement de ce procédé en termes de conditions opératoires, efficacité de la préservation, choix des huiles de chauffe et de traitement, mise au point d’une référentiel de traitement pour les bois de construction.

Lorsqu’ils sont réalisés avec des essences qui ne sont pas naturellement durables, les bois utilisés dans des ouvrages extérieurs doivent recevoir un traitement de préservation. Ce traitement consiste actuellement à imprégner le bois en autoclave avec des produits de préservation, généralement des sels métalliques de type CCA (cuivre, chrome, arsenic), des substances toxiques pour l’environnement vis-à-vis desquelles il est particulièrement intéressant de chercher des voies de substitution.

Une préservation accompagnée d’une stabilisation dimensionnelle

D’où l’intérêt pour l’oléothermie, principe qui consiste à plonger successivement les pièces de bois dans deux bains d’huile. Le premier bain, maintenu à une température de 130 à 210°C, élève la température du bois et réduit sa teneur en eau. Le second bain, réalisé à une température de 10 à 90°C, permet l’imprégnation du bois par l’huile de traitement. Le transfert entre les deux bains s’effectue rapidement afin de favoriser la pénétration du produit. C’est lors de la seconde étape que la pièce est mise en contact avec une huile de préservation. Des huiles naturelles, de préférence siccatives (comme les huiles de lin ou de colza). Le procédé a pour objectif de stabiliser en dimension et préserver des pièces de bois initialement à l’état vert, ou à une humidité intermédiaire, ou encore préalablement séchée. Il combine plusieurs avantages :

- il est facile à mettre en œuvre et adaptable aux niveaux technologiques des utilisateurs,

- ses coûts de fonctionnement et d’investissement sont faibles,

- il est particulièrement adapté à l’emploi de substances hydrophobes comme les huiles,

- il constitue un débouché pour les huiles de friture ou les sous- produits des huileries,

- il permet d’utiliser des produits de traitement à faible impact environnemental,

- il est applicable sur des bois verts.

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