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L'évêché d'Auch renaît en bâtiment à énergie positive

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L'évêché d'Auch renaît en bâtiment à énergie positive

Du fait d'une grande surface de murs, une isolation aurait surenchéri le coût aussi les murs ont été simplement enduits et recouverts d'une peinture minérale blanche.

© Addenda

Cet édifice patrimonial du XVIIe siècle a été rénové par le BET thermique Addenda pour devenir 100% autonome en énergie. Accueillant désormais les bureaux du BET, l'évêché est devenu le projet témoin d'une réhabilitation Bepos "militante".

L'évêché d'Auch est une belle bâtisse en pierre de taille datant pour ses parties les plus anciennes du XVIIe siècle. Rachetée par le Conseil départemental du Gers en 1873, elle a été transformée en caserne de gendarmerie de 1893 jusqu'en 2001, puis laissée à l'abandon pendant une quinzaine d'années. L'édifice a été acquis et rénové par le BET thermique Addenda pour un coût global de travaux de 1,45 M € HT avec l'objectif de répondre aux exigences du label énergie positive (Bepos). « Cette réhabilitation est le fruit d'une démarche militante, rapporte Alain Castells, gérant d'Addenda. Nous avons créé la SCI Pierre verte, qui a racheté le bâtiment pour le rendre 100 % autonome en énergie. Avec l'aide de l'architecte Frédéric Airoldi, nous voulions faire un projet témoin en mettant en œuvre un système de rénovation simple, sans isoler les murs, qui soit rationnel et peu coûteux. » Depuis bientôt vingt ans, Addenda travaille sur le neuf à réaliser des bâtiments performants, mais est confronté de plus en plus à des enjeux de rénovation du patrimoine. Concernant l'évêché d'Auch, la phase de désamiantage qui a duré cinq mois a été suivie d'environ un an de travaux.

Des murs à forte inertie

Le choix de ne pas isoler les murs a été pris entre autres pour les laisser respirer. Si leur composition hétérogène (un agrégat de chaux, sable et pierre) rend difficile une évaluation précise de leur performance thermique par les outils de simulation, il est évident que leur inertie est énorme du fait de leur épaisseur supérieure à 50 cm. En été, cette inertie participe au rafraîchissement des locaux. Une ITI n'était donc pas souhaitable, et l'aspect patrimonial de l'édifice situé en secteur sauvegardé interdisait une ITE. Par ailleurs, l'absence de barrière d'étanchéité en sous-face des fondations demandait d'éviter de bloquer le transfert d'humidité[…]

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