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L’électronique module l’ambiance intérieure

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L’électronique module l’ambiance intérieure

Les mises en scène peuvent inclure l’allumage, l’extinction, les mouvements de lumière, la variation de niveaux d’éclairement ou même celle de températures de couleur. (Doc. Concepto.)

La programmation de mouvements de lumière et d’effets colorés met en scène les espaces intérieurs, crée des ambiances changeantes et s’adapte à des activités spécifiques.

Projecteurs, rails, lampes à poser, suspensions, appliques et lampadaires démultiplient aujourd’hui les possibilités de mise en valeur des architectures intérieures. Moins encombrants, plus efficaces, économes en énergie, ils sont aussi orientables pour agrandir ou pour réduire les espaces, à faisceau intensif ou extensif afin d’accentuer ou de gommer les contrastes, dotés de lampes ou de filtres colorés qui permettent de transformer les volumes, ou à rotation pour mettre la lumière en mouvement.

Grâce à l’électronique, la lumière s’anime. Elle est gradable, modulable, de la simple variation à la programmation complexe d’effets lumineux, en passant par la commande manuelle de différentes ambiances. C’est essentiellement dans les magasins, halls d’accueil, musées, restaurants que cette lumière dynamique trouve le plus d’applications. Dans les commerces, l’éclairage de la vitrine est primordial pour attirer le client : les systèmes de variation maintiennent l’éclat de la vitrine à toute heure, grâce à des cellules photosensibles qui régulent l’intensité de l’éclairage artificiel en fonction des apports de lumière du jour. L’éclairage général de l’intérieur doit procurer une bonne qualité de lumière pour le confort du client mais aussi une ambiance agréable pour l’inciter à rester. D’où la mise en place de scénarios successifs qui modulent l’espace en fonction des différents produits ou zones du magasin (caisse, circulation, présentoirs, vitrines…), incluant l’allumage, l’extinction, les mouvements de lumière, la variation de niveaux d’éclairement ou même celle de températures de couleurs.

Commander, reconfigurer par la gestion centralisée

Des télécommandes ou des écrans tactiles assurent la programmation, la mémorisation et l’activation de ces ambiances lumineuses, via l’envoi d’un signal au récepteur infrarouge qui commande un ou plusieurs luminaires. Peu coûteux du point de vue de l’installation électrique – ni interrupteurs, ni câblage vertical – ce système permet en outre de modifier facilement l’organisation de l’espace. Des horloges calendaires et horaires offrent le choix de lancer automatiquement les scénarios successifs pour la journée et la nuit ou de les modifier manuellement.

Certaines applications, comme les vitrines des musées exposant des manuscrits ou des tissus anciens, exigent un éclairage de faible intensité et pendant de très courtes périodes, pour respecter les contraintes de conservation liées aux objets fragiles. D’où l’utilisation de la variation programmée, ainsi que des détecteurs de présence pour augmenter le niveau d’éclairement dans une salle sombre à l’approche d’un visiteur. Ces dispositifs sont également appréciés dans les salles de réunion pour obtenir un éclairage en adéquation avec le type d’activités – réunions, projections, lecture de document etc. – et dans les halls d’accueil, afin de régler l’intensité lumineuse sur le moment de la journée.

Ainsi, la gestion centralisée aboutit à une réduction des coûts d’exploitation (économies d’énergie et de maintenance). Elle peut s’intégrer dans un système de gestion technique du bâtiment (par exemple, en combinant l’éclairage à la fermeture des volets roulants). Pour Jean-Michel Trouis, président de la Division éclairage architectural au Syndicat de l’éclairage et directeur général de Erco : « L’idée bénéficie aujourd’hui des évolutions technologiques des systèmes qui facilitent la mise en œuvre et l’utilisation des produits. C’est le cas de ceux utilisant le protocole Dali (Digitable Adressable Lighting Interface), un système qui contrôle individuellement 64 adresses (points lumineux, quelles que soient les lampes) ou 16 groupes de luminaires (circuits), qui mémorise 16 ambiances d’éclairement et qui permet de connaître l’état de l’installation ». En réseau, le système est extensible par modules de 64, sans recourir à un câblage spécifique. Fonctionnant jusqu’à maintenant avec des lampes fluorescentes, il peut désormais être utilisé avec une grande variété de lampes : halogènes TBT (Très basse tension), iodures métalliques à brûleur céramique et leds, très appréciées en éclairage intérieur.

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