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Kroqi en quête d'un modèle pérenne

Jacques Rolland
Kroqi en quête d'un modèle pérenne

Le plan BIM 2022 a attribué 5 M€ à Kroqi pour quatre ans. Ensuite, le site devra générer ses propres revenus.

En 2022 au plus tard, la plateforme de l'État devra être autonome financièrement et équilibrer son budget. La question est étudiée par le CSTB, chargé de piloter le projet et de le rendre opérationnel.

Doté de 5 millions d'euros sur les quatre prochaines années, l'avenir immédiat de Kroqi semble assuré. À elle seule, la plateforme numérique publique du bâtiment bénéficie de la moitié du budget du plan numérique BIM 2022. C'est la preuve de l'engagement de l'État à soutenir une offre de plateforme numérique gratuite dédiée à la construction en mode BIM et plus particulièrement aux PME, TPE et artisans du bâtiment. Ce secteur est le seul à bénéficier d'un tel coup de pouce. Reste encore à bâtir un service performant et des contenus utiles, dotés d'un modèle économique pérenne.

C'est d'ailleurs le challenge du CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment) chargé de piloter le projet et de rendre le modèle opérationnel « dès que possible » sur la période 2019-2021 et au plus tard en 2022. Ce dernier vient de lancer une vaste étude auprès des utilisateurs actuels, acteurs de la construction, fédérations et syndicats professionnels du bâtiment, éditeurs de logiciels et de services informatiques. Car la question est de savoir qui payera. Les utilisateurs ou les fédérations ? Non ! Ce n'est pas dans la philosophie du site ou imaginable dans l'environnement numérique actuel. Les éditeurs de service et de logiciels ? Oui ! S'ils perçoivent Kroqi comme un intermédiaire incontournable pour rencontrer de nouveaux clients. Ce qui n'est pas encore gagné !

Les postulats qui guident le projet

Pour le moment, la plateforme satisfait les professionnels du bâtiment qui apprécient sa simplicité d'usage. Ils la perçoivent aussi comme un contrepoids utile à la prégnance acquise sur le marché du BIM par les grands éditeurs informatiques internationaux. Trois services sont inscrits dans les fonctions de base du site ( lire encadré p.30). Ils répondent aux postulats qui guident sa conception, définie par Julien Soula, qui dirige le projet pour le CSTB.

« D'abord, assurer le partage numérique, en temps réel et dans un langage commun, des informations et les documents d'un projet de construction. Ensuite, faciliter la visualisation et l'annotation des maquettes numériques dans les formats standard, vérifier leur compatibilité en vue d 'usages spécifiques, respecter le cahier des charges BIM, le contrôle technique, l'impact acoustique ou thermique. Puis accéder et partager rapidement les informations issues de ces maquettes, notamment sur les quantités, volumes, surfaces, métrés, matériaux ou réseaux. Enfin, héberger les applications métiers des éditeurs tiers en vue, par exemple, d 'aider au chiffrage des[…]

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