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ISOLATION Trois techniques de pose pour étancher des toitures-terrasses

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ISOLATION Trois techniques de pose pour étancher des toitures-terrasses

© (Doc. Samuel Dhote.)

Ce chantier décline la pose de différents types de panneaux isolants en laine minérale, répondant chacun à une particularité du support en termes d’accessibilité et de nature : béton ou bac acier.

Implanté en bordure de la rocade nord de la station thermale de Saint-Amand les-Eaux (Nord), un nouveau centre de jeux et de loisirs, dénommé Pasino, a été récemment construit, en remplacement de l’ancien casino devenu trop vétuste. D’une surface hors œuvre nette de 7 651 m2, l’édifice abrite un rez-de-chaussée et un étage englobant un casino, une salle de spectacles de 1 100 places, une galerie marchande, trois restaurants et une discothèque. Pour isoler les 6 000 m2 de toitures-terrasses, trois produits panneaux (Rockwool) ont été utilisés. Si chaque type de panneau doit assurer l’étanchéité de toutes ces terrasses, il est voué à une application bien spécifique : l’un se pose sur un bardage de toiture en acier, alors que les deux autres se mettent en œuvre sur une dalle en ­béton. À partir de produits quasiment identiques, les modes de fixation varient en fonction des particularités des supports plats. Ces panneaux, très résistants, répondent à la réglementation thermique RT 2000, en raison de leur haut pouvoir d’isolation dû à une importante épaisseur (120 mm), permettant ainsi de réaliser des économies d’énergie.

Une mise en œuvre simple

Les panneaux employés sur la partie bac acier sont des panneaux standard Rock Acier B nu, de 1 200 x 1 000 mm. Conçus pour être posés sur des ­toitures-terrasses non-accessibles, ils ­forment une couche de 120 mm de laine de roche monodensité. Cet ensemble, qui couvre une surface de 3 000 m2, a servi à expérimenter un autre panneau, semblable, mais de plus grandes dimensions (2 400 x 600 mm). Le but étant de gagner du temps en termes de manutention et de mise en œuvre, sans nuire à la performance du produit. ­Facile, la pose de ces panneaux ne nécessite que l’intervention de deux ouvriers à la fois. Lorsque les panneaux sont montés sur la terrasse, l’un des deux ouvriers en positionne un sur la nappe en acier, à joints décalés de la moitié de la longueur, afin de bien croiser les joints. Un deuxième ouvrier déroule ensuite, sur le panneau, une première chape en bitume, à lais d’un mètre de large en 2 mm d’épaisseur. Il en soude l’un des bords, sur une bande de 100 mm de ­large, à chaque recouvrement (à 900 mm). On peut alors la fixer sur le panneau, à espacements réguliers, avec des vis en inox de 150 mm de long, munies de grosses rondelles qui permettent de solidariser l’ensemble.

Cette chape continue, étanche à l’eau, est doublée d’une seconde chape bituminée (2 mm d’épaisseur). Cette dernière, recouverte d’une couche de paillettes d’ardoise de couleur gris beige, assure la protection aux rayons UV et une ­accessibilité ponctuelle, nécessaire à l’entretien.

La deuxième catégorie de panneaux, le Rock Up B soudable, mesure 1 200 x 600 mm, par 120 mm d’épaisseur. Prévu pour être placé sur une terrasse en ­béton inaccessible, il est constitué de laine de roche plus dense, recouverte d’une couche de bitume. Ce type de panneau, capable de résister à des charges plus importantes, couvre 2 000 m2 de surface. Avant leur pose, la dalle béton doit être préalablement préparée en lui apposant un enduit d’imprégnation à froid (EIF). Ce dernier assure l’accroche du pare-vapeur en bitume (3 mm) appliqué au chalumeau. Les panneaux sont collés, à joints décalés, avant de recevoir une chape isolante (2 mm) fixée, avec de la colle Fix Up constituée d’un liant hydraulique (à base d’eau). Les 1 000 m2 restants, terrasses en béton accessibles, recevront une variante de panneau, le Rock Up C soudable. De même dimension, il est composé de laine de roche, à fibres plus résistantes, couverte d’une couche de bitume. Sa mise en œuvre est identique à celle des panneaux précédents. Deux mois auront été nécessaires à l’isolation-étanchéité de ce chantier, pour un coût total de 173 300 € HT.

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