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ISOLATION Solution innovante sur bâtiment en bardage métallique

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ISOLATION Solution innovante sur bâtiment en bardage métallique

Pour construire à Sandouville (Seine Maritime) un nouvel atelier d’emboutissage en bardage métallique de 240 000 m3 (dédié à son futur modèle de voiture haut de gamme) le cahier des charges de Renault imposait trois contraintes majeures sur l’isolation du bâtiment. Une mise en œuvre rapide, un respect de la RT 2000 (1), et une absorption acoustique très performante pour assurer le confort des employés soumis aux bruits des machines. Sur ces bases, le sytème Cladisol Acoustic (commercialisé depuis 2005 par Saint- Gobain Isover et reposant sur l’association de deux produits) a été choisi. Côté intérieur de la paroi, une laine de verre Cladacoustic est déroulée sur des plateaux perforés d’une hauteur de 400 à 600 mm. Avec 20 mm d’épaisseur et une hauteur adaptée à celle des plateaux, elle affiche un coefficient d’absorption acoustique ?W = 1,00. Sa face externe est revêtue d’un pare-vapeur en aluminium pour respecter les exigences de sécurité au feu (Euroclasse A2s1d0, anciennement M0), tandis qu’un voile de verre noir côté plateau perforé la masque, pour des raisons esthétiques. Pour l’isolation thermique, une laine de verre Cladirol monocouche est ensuite posée, offrant d’abord un gain de temps de pose par rapport à un système traditionnel de deux couches croisées horizontales et verticales. Chaque module Cladirol, adapté également à la hauteur des plateaux, est surdimensionné par rapport à la profondeur de ceux-ci (110 mm d’épaisseur sur ce chantier), et doté d’une incision latérale permettant de l’emboîter dans les lèvres des plateaux. La conséquence : une absence de contact entre les lèvres et le bardage extérieur recouvrant l’isolant Cladirol, qui limite les ponts thermiques. La réduction des ponts est également due au système de fixation de l’ensemble, à savoir une vis traversante à double filet, en pointe et près de la tête. La vis traverse la peau extérieure et les isolants, le filet en pointe venant percer en bout de course le plateau intérieur, tandis que celui en tête se coince dans la peau extérieure. En évitant ainsi toute compression des isolants, le mécanisme garantit une épaisseur constante de l’ensemble. Sur ce chantier, 8 000 m2 de façades ont été ainsi isolés. La densité de fixations a fait l’objet d’un calcul mécanique spécifique et validé par un bureau de contrôle, la hauteur du bâtiment de 30 m entraînant des contraintes de vents plus importantes.

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