Géothermie pour l’aéroport d’Orly

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Géothermie pour l’aéroport d’Orly

(Doc. ADP.)

Lancé en 2009, le chantier de la nouvelle centrale géothermique d’Aéroports de Paris a pour vocation d’alimenter les terminaux de l’aéroport de Paris-Orly, ainsi que divers bâtiments du pôle technique et d’exploitation Orlytech et le futur cœur d’Orly.À la clé, une réduction de 9 000 tonnes de CO2 et 5,2 tonnes de NOx. Dès la fin de l’année 2010, la nappe d’eau chaude qui se trouve sous l’aéroport va permettre de chauffer un tiers des besoins de Paris-Orly sans émettre de CO2. Directement placés à proximité de la centrale thermique, deux forages vont être effectués à 1 800 m de profondeur. Le premier conduit, l’extraction, produira 250 m3/heure d’eau chaude à 74 °C. La chaleur sera alors récupérée par deux échangeurs thermiques, à plaques titane Sondex de 7,3 MW chacun, qui la transmettront à la boucle de chauffage de l’aéroport (35-71 °C, pompes KSB, 175 m3/heure). L’eau réinjectée à la sortie de l’échangeur dans la nappe par un second puits ne sera plus qu’à 35 °C.Le procédé adopte des techniques utilisées pour l’industrie pétrolière, dont un dispositif permettant d’éviter la corrosion des tubes (problème récurrent de la géothermie) par injection de filmogène à l’entrée du tuyau d’aspiration. Les émissions polluantes sont réduites de moitié. Le système donnera lieu à une économie de 4 000 Tonnesd’équivalent pétrole (TEP). Il évitera aussi l’émission de 9 000 tonnes de CO2 par an sur les 20 000 tonnes que l’aéroport produit actuellement.Autre point positif : la géothermie permet de réduire de 5,2 tonnes l’émission de NOx par la centrale thermique actuelle au gaz. Coût de l’opération : 12 M3, ce qui inclut la réalisation des forages, du réseau de distribution et la construction des bâtiments techniques nécessaires. Les forages sont financés pour moitié par les subventions de l’État (20 %) et de la Région Ile-de-France (30 %). Le coût de revient d’un MWh produit est d’environ 5 3 contre 30 3 avec le gaz. Sachant également que les cours des droits d’émissions du CO2 varient de 20 à 40 3 la tonne, l’opération est rentable financièrement. Les charges d’exploitation sont estimées à environ 150 k3 par an, incluant les consommations électriques et les opérations de maintenance. À cet égard, la durée de vie de la centrale géothermique est évaluée à trente-cinq ans. Ce qui rejoint les engagements d’ADP pour le Grenelle de l’environnement, une réduction de 20 % de consommation énergétique par passager d’ici à 2020, puis de 40 % d’ici à 2040.

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