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Génie climatique : faire rimer économies d’énergie et santé

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Génie climatique : faire rimer économies d’énergie et santé

Le chauffage, la ventilation, l’éclairage, la GTB … ont un rôle majeur à jouer en termes d’économies d’énergie. Mais peu d’acteurs français, de l’industriel au prescripteur, sont prêts à se lancer dans cette chasse au « gaspi » inévitable, faute d’une politique volontariste dans le domaine du bâtiment.

Comme dans de nombreux secteurs du bâtiment, les ­industriels des équipements techniques ont bien intégré l’ensemble des contraintes liées à l’environnement, poussés par la réglementation et de nouveaux types d’approches, telle HQE. Les produits évoluent également suivant la demande des utilisateurs dont les attentes s’expriment en termes de confort, d’accessibilité, de communication, d’économie d’énergie, de qualité de l’air intérieur et… de sécurité. Cependant, un décalage subsiste entre les souhaits des prescripteurs, des utilisateurs et l’offre produits. C’est tout particulièrement vrai dans la domotique ou « bâtiments intelligents » pour lesquels les expériences antérieures ont laissé quelques mauvais souvenirs. La mise en place, à Batimat, d’un espace dédié à ces technologies n’est pas le fruit du hasard. L’objectif : coller à la demande pour répondre sans développer des monstres hi-tech. Au programme : réseaux fixes ou sans fils, terminaux, capteurs et commandes. Sans oublier les mono ou multisolution avec GTB, gestion éclairage, gestion sécurité ainsi que les services apportés aux utilisateurs, telles que la télégestion, la télémaintenance, la téléassistance. Concrètement, cela se traduit par des systèmes évoluant au gré des développements technologiques : Internet via la « technologie IP » ou le développement des réseaux VDI (voix, données, images), systèmes sans fils à commande infrarouge et transmission par ondes radio, semi-conducteur… (voir « Avis de l’expert »). Autre piste de recherche : la mise en œuvre de réseaux très basse tension, de type 28 V continu, pour éviter la multiplication des transformateurs. Certains systèmes combinent ou cumulent différentes technologies. Pour les systèmes d’alarme anti-intrusion par exemple, les centrales peuvent intégrer des technologies radio, filaires et audio. La mise en service, ou hors service, s’effectue à l’aide d’un clavier, d’une télécommande radio ou d’un clavier déporté filaire.

Les produits compatibles avec Vigick se généralisent

De nombreuse fonctions de communication y sont intégrées, via un « télépilotage ». Ainsi, par le biais d’un appel téléphonique, outre l’alarme, il est possible d’activer ou de désactiver la lumière, le chauffage… La transmission vocale permet de recevoir des messages sur n’importe quel téléphone. À l’instar des alarmes, de nouveaux systèmes de contrôle d’accès pour les immeubles utilisent le téléphone. Totalement adaptés à la réhabilitation, ces produits réduisent au strict minimum les interventions de câblage en utilisant le réseau existant. À noter, la généralisation des produits compatibles avec le système Vigick, développé par La Poste. À l’extérieur, les modules de platine de rue se font plus discrets derrière leur blindage, lutte contre le vandalisme oblige. Certaines sont programmables pour des ouvertures automatiques selon certaines plages horaires (exemple : les professions libérales…). Quant aux accessoires de serrurerie, des efforts sont consentis pour l’amélioration des systèmes anti-effraction : cylindre électromécanique, ventouse… Dans les locaux sensibles où un niveau de sécurité important est exigé, les systèmes utilisant la biométrie – contrôle à main ou empreintes digitales, identification par analyse de l’iris ou de reconnaissance vocale – sont d’ores et déjà d’une grande fiabilité.

Ces solutions techniques soulèvent cependant deux interrogations auxquels les industriels auront à répondre dans un avenir proche : la maîtrise des consommations électriques qu’elles induisent et l’impact sur la santé de la multiplication des rayonnements électriques et électromagnétiques, sans oublier la qualité de l’air intérieur. En effet, la pollution de l’air intérieur des bâtiments présente un impact considérable sur la santé des occupants.

Des débits de ventilation qui devraient augmenter

En la matière, l’Observatoire de la qualité de l’air et l’association Acerclim tentent d’apporter des réponses concrètes. D’où une réflexion sur l’état de la réglementation, par rapport aux avancées technologiques. Ainsi, pour la ventilation, les recherches portent sur les débits de ventilation dans des logements de plus en plus confinés. Jugés aujourd’hui insuffisants, ils devraient augmenter. Mais leur incidence devra être limitée, voire inexistante sur la thermique, tout en tenant compte des contraintes énergétiques pour une nécessaire conformité à la RT 2000. D’où la difficulté. En la matière, les nombreuses réglementations – NRA, RT 2000… – semblent contradictoires. La solution : une réglementation claire et unique.

Dans tous les cas, ce secteur est en pleine évolution. Dans le tertiaire, les systèmes sont d’une plus grande modularité en fonction des besoins : nature des locaux, capacité, mode d’occupation… Une modularité obtenue via, par exemple, la juxtaposition de systèmes double flux, simple flux et de ventilation naturelle. Cette évolution en implique une autre, celle de la régulation. Dans le logement, en neuf et en réhabilitation, on note l’émergence de solutions mixtes qui associent extraction par tirage naturel et mécanique. Les équipements sont maintenant capables de gérer automatiquement les débits d’air extraits et entrants. Ces automatismes prennent en compte le taux d’humidité, la présence ou l’absence d’occupants. En revanche, ils ne perçoivent pas la présence d’acariens, de pollen et autres micropoussières. C’est pourquoi on y associe des filtres spécifiques, traitant l’air entrant pour une meilleure protection.

Une panoplie d’accessoires pour faciliter la pose

Autre domaine lié à la qualité de l’air : les conduits de fumée. La loi sur l’air impose, dans toute construction neuve, la réversibilité du système de chauffage. Cette obligation implique donc la mise en œuvre d’un conduit de fumée dans l’habitat individuel. Conséquence : l’offre se concentre vers des systèmes polyvalents polycombustibles en terre cuite, béton, polymère ou métal, à simple ou multiparoi. Plusieurs explications : face à la RT 2000 et au succès des chaudières à condensation et haut rendement, les fabricants ont été contraints d’adapter leur offre à cette nouvelle génération de générateurs. Le développement du chauffage d’appoint ou d’agrément, type cheminée à foyer ouvert et/ou fermé, n’est pas non plus étranger à ce renouveau. Ainsi, la résistance à la corrosion, provoquée par les condensats acides (chaudières à haut rendement et à condensation), ainsi qu’aux chocs thermiques inhérents aux très hautes températures (foyers fermés) est mieux prise en compte dans les gammes de produits.

Parallèlement, se développe toute une panoplie d’accessoires pour faciliter la pose : kit de pose, chevêtre bas, chevêtre réglable en hauteur, support universel de souche maçonnée, départ plafond…On constate aussi une amélioration de la stabilité mécanique pour éviter toute déformation du conduit, quelle que soit sa hauteur, effet tempête oblige. La prise en compte de l’éclairage dans la RT 2000 implique une réflexion sur l’intérêt de l’éclairage naturel.

Regain d’intérêt pour l’éclairage naturel

Ainsi, les solutions éclairagistes se font de plus en plus globales et sont intégrées dès la conception du bâtiment. Elles sont de plus en plus liées aux autres secteurs, comme la gestion des ouvertures et des occultations, la capacité des revêtements à renvoyer ou absorber la lumière, la thermique…. Il devient donc opportun de valoriser l’éclairage naturel, l’une des tendances fortes de l’HQE, et d’examiner son couplage avec l’éclairage artificiel. La prise en compte du bilan énergétique d’une gestion de l’éclairage est également une donnée importante. L’offre produits se concentre sur des nouvelles générations de lampes fluocompactes à alimentation incorporée, très performantes : durée de vie plus longue, faible quantité de mercure (point faible de ces produits) et grand choix dans les puissances. Il en est de même pour les lampes à vapeur de mercure. St. M.

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