Nous suivre Les Cahiers Techniques du bâtiment

FUMISTERIE Chemisage thermoformé en rénovation de conduit de fumée

Sujets relatifs :

FUMISTERIE Chemisage thermoformé en rénovation de conduit de fumée

Obturée en toiture, la membrane est arrimée par un chevalet en bois sur lequel est fixé le treuil et gonflée par un injecteur.

© (Doc. Technimo.)

Le chemisage de ce conduit de 34 m se compose d’une gaine armée composite dépourvue de joints et d’emboîtements. Étanche, elle est mise en pression par de la vapeur chaude qui lui fait épouser la configuration du conduit.

Lédifice qui abrite le Syndicat du bâtiment de Villeurbanne (Rhône) vient de faire l’objet d’une rénovation de conduit d’évacuation de gaz. Le chantier a consisté à chemiser ce conduit, d’un diamètre de 300 mm et d’une longueur de 34 m, par un système très particulier dénommé FuranFlex. Homologué dans huit pays d’Europe et fabriqué en Hongrie par la société Kopozitor, ce produit (sous Avis technique depuis 2002) est distribué en France par la société lyonnaise Technimo. La technique permet de réaliser un chemisage rapide de tous types de conduit d’évacuation des fumées (chaudières à fuel et à gaz) à partir d’une membrane qui vient épouser le conduit par l’intérieur. L’ensemble de l’opération n’a pris qu’un jour et demi sur ce chantier, pour un investissement de 5 090 eHT.

Temps de polymérisation de 3h

Le produit, assimilable à une armature, est constitué d’un tissage de deux à quatre couches de fibres de verre croisées à 90°C, imprégné d’un mélange de résines thermodurcissables, à base de phénol et de furane. La membrane temporaire intérieure, formée de polypropylène de 0,18 mm d’épaisseur, sert au gonflage et offre une paroi lisse qui permet un meilleur écoulement des gaz brûlés. Alors que la membrane extérieure, en textile polyester, a pour fonction de limiter l’expansion du matériau, au moment du gonflage à la vapeur.

5 % de jeu pour une gaine circulaire

La chemise finie, disponible suivant vingt-trois diamètres (de 80 à 500 mm), sur une longueur maximale de 60 m, est livrée d’un seul tenant au dimensionnement désiré. Sachant que, pour une gaine circulaire, le périmètre calculé doit être inférieur d’environ 5 %, alors que pour une gaine de section rectangulaire ou carrée, le jeu doit être de l’ordre de 12 %. La chemise est conservée à une température comprise entre 4 et 6°C, pour éviter tout début de polymérisation. Pour la rendre très flexible, elle est réchauffée à l’avance, prête à être posée.

En premier lieu, la pose consiste à introduire, par gravité, la fine membrane, d’une seule longueur, dans la partie haute du conduit, ou bien à la tracter depuis le bas, à l’aide d’une ogive fixée en bout. Puis, elle est obturée, à chaque extrémité du conduit, où elle reçoit, sur la souche de cheminée, un raccord équipé d’un chevalet. Ce dernier supporte un obturateur muni d’une vanne de purge, pour les arrivées de vapeur et d’air et le retour des condensats. Sur la partie basse, est fixé un ensemble d’injection raccordé à une chaudière vapeur qui fournit 40 kg/h de vapeur (de 0,2 à 0,3 bar).

Pour la pose, deux ou trois professionnels qualifiés

Ce dispositif comporte un premier raccord d’injection de vapeur, un second d’injection d’air comprimé à basse pression (de 0,3 bar maxi) et, enfin, une vanne d’écoulement des condensats dus à la vapeur d’eau dégagée pendant la polymérisation. La membrane est alors gonflée de vapeur surchauffée à 105°C, jusqu’à ce que la pression, contrôlée à chaque bout, lui fasse épouser la forme du conduit. Après un temps de polymérisation – d’une à cinq heures, en fonction du diamètre et de la longueur de la gaine – la membrane se rigidifie et atteint ses propriétés spécifiques. Le tube, devenu solide, est complètement ventilé lorsque l’arrivée de vapeur est stoppée. Quand le conduit est refroidi, les extrémités haute et basse de la chemise sont découpées avec une scie à métaux et la membrane intérieure retirée. On peut dès lors effectuer le raccordement traditionnel de la chaudière, avec des conduits métalliques préfabriqués. La pose complète du chemisage a nécessité l’intervention de deux ou trois professionnels qualifiés. De mise en œuvre pratique, ce procédé peut trouver d’autres applications, telles la préparation d’une gaine autoporteuse à section tubulaire (tubage classique), ou celle d’un appui partiel entre les parois à section oblongue (tubage oblong).

Bienvenue !

Vous êtes inscrit à la news hebdo Cahiers techniques du batiment

Nous vous recommandons

Le portail Batipédia du CSTB s'enrichit

Le portail Batipédia du CSTB s'enrichit

Rassemblant les contenus scientifiques et technico-réglementaires nécessaires à la filière construction, BATIPÉDIA, le portail d’informations et de services du CSTB s’enrichit : de nouveaux services sont proposés aux...

28/05/2020 | Chantier
Covid-19 : bilan du suivi des chantiers BTP Consultants

Covid-19 : bilan du suivi des chantiers BTP Consultants

Spécial Guadeloupe

Dossier

Spécial Guadeloupe

Acteur BTP engagé... et certifié !

Acteur BTP engagé... et certifié !