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FACADE Kiosque démontable à volets pliables

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FACADE Kiosque démontable à volets pliables

Le kiosque s’ouvre complètement sur l’angle de son aire de vente et sur la moitié de sa longueur. Cela lui permet d’être prolongé par une terrasse conviviale en période estivale. (Doc. D. Eskenazi.)

Pour rendre amovible un kiosque de restauration rapide, les architectes ont conçu une « boîte » ouvragée constituée d’une base en module préfabriqué Algeco, avec des façades revêtues de panneaux en bois et de volets articulés en tôle d’aluminium perforée.

«Intégrer ces objets comme du mobilier urbain et non en tant que ­bâtiments », tel était l’objectif de l’architecte Jean-­François Mauras, pour deux kiosques identiques réalisés respectivement en 2005 et en 2007.

En effet, depuis 2005, la Ville de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) mène un projet global de restructuration de son front de mer, avec la création d’une promenade piétonne conviviale, située au sud du centre et à un kilomètre de l’estuaire. Ce promenoir, bordé de pelouses, est ponctué de placettes et d’éléments ­urbains, comme du mobilier. Abritant un service de restauration rapide, ces kiosques ont été réalisés par le cabinet Topos Architecture. Pour chacun, d’une surface hors œuvre nette de 20 m2, le coût d’investissement s’élève à 80 111 E HT. Il comporte une aire de vente, un local réserves et un sanitaire. En collaboration étroite avec la ­société Algeco, les architectes ont conçu ces objets comme « des constructions modulaires amovibles » pouvant être démontées et déplacées, en basse saison, par exemple. Au regard des délais imposés très courts, les concepteurs sont partis d’un module standard Algeco de la gamme Progress qui a été transporté et livré sur place, par ­camion. Posé au sol, il sera ensuite habillé de deux peaux de nature différente. Mesurant 3,30 m de largeur sur 6 m de longueur, il se compose d’une ossature en acier encastrée en tête et en pieds, dotée de poteaux, poutrelles et sous-faces en acier galvanisé. Le plafond à ­lames d’acier reçoit des panneaux de toiture en laine de verre et des bacs acier. Les façades comportent des panneaux sandwichs acier et laine de roche, fixés sur l’ossature métallique. Ensuite, la pose de la seconde peau a lieu, par la fixation, sur les parements, de panneaux de bois stratifié de marque Parklex 1 000.

Outre son aspect chaleureux, ce type de panneau a l’avantage d’être hautement résistant aux UV et à des conditions ­atmosphériques difficiles, telles que la pluie, le vent, ou le soleil ­extrême.

Une double peau protectrice et esthétique

Dans le cas présent, il faut y ajouter une atmosphère saline vis-à-vis de laquelle la finition extérieure bakélisée est tout à fait adaptée. Ces panneaux en bois reçoivent alors la seconde peau, avec un vide de 20 cm ­ménagé entre les deux parois. Puis, ­grâce à la mise en place de deux rails munis de galets, les volets en tôle d’aluminium perforée peuvent venir s’imbriquer et s’articuler, à l’image du procédé ­Kazed bien connu. ­Sachant que le travail réalisé sur les ­détails a permis d’éviter de poser de la simple tôle pliée et des joints à la pompe qui auraient eu pour conséquence de nuire à la durabilité de l’édifice.

Ces volets, à l’esthétique abstraite et élaborée, ont été préfabriqués en atelier, par plaques de 0,80 x 2,90 m. Dessinée par les architectes, leur perforation spéciale ressemble à une dentelle, agrémentée de motifs en forme de coquillages qui se superposent en bandes : un clin d’œil à la forte présence de la mer. Ce système de fermeture recèle en réalité une triple fonction : fermer le kiosque, le rendre pérenne en empêchant tout tag et l’éclairer. À ce sujet, le périmètre de l’espace situé entre les deux enveloppes est doté, en partie haute et dans des joints creux, de tubes au néon invisibles. Quatre de ces tubes équipent les longs pans et deux autres, les pignons. L’éclairage blanc généré confère à l’édifice un effet spectaculaire de « lanterne balnéaire », souhaité par les concepteurs.

Il est accentué par de multiples miroitements produits sur le bois et la dentelle de la tôle. Au final, ces ouvrages font partie du plan lumière développé par la municipalité depuis plusieurs années.

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