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Extinction de l’éclairage des bâtiments publics : une avancée vers les économies d'énergie

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Extinction de l’éclairage des bâtiments publics : une avancée vers les économies d'énergie

© (Doc. iGuzzini)

L’arrêté du 25 janvier 2013, applicable au 1 er juillet 2013 exige l’extinction de l’éclairage intérieur une heure après la fin de l’occupation des locaux dans les bâtiments privés et publics.
Pour les vitrines, l’extinction doit avoir lieu au plus tard à 1h00 du matin, ou une heure après la fin de l’activité, si celle-ci se prolonge au-delà de minuit. L’illumination des façades est possible du coucher du soleil à 1h00 du matin.
Les installations d’éclairage destinées à assurer la protection des biens ne sont pas concernées, lorsqu’elles sont asservies à des dispositifs de détection de mouvements ou d’intrusion. Des dérogations préfectorales sont possibles les veilles de jours fériés, pendant les illuminations de Noël, lors d’événements locaux exceptionnels et dans certaines zones touristiques. Le maire est chargé du respect de cet arrêté.
Au-delà de la bataille de chiffres - selon le ministère du Développement durable et de l’Énergie, cette mesure permettrait d’économiser 2 TWh/an, mais le Syndicat de l’éclairage (les industriels) estime ces économies à seulement 0,5 TWh/an - l’arrêté ne vise pas les heures où les consommations dues à l’éclairage sont les plus importantes, c’est-à-dire lorsque les bâtiments sont en activité. Or, selon le Syndicat de l’éclairage, le potentiel d’économies représenterait 16 TWh pendant cette période, il serait plus efficace « d’inciter au recours à des systèmes intelligents qui prennent en compte le fonctionnement des installations d’éclairage sur vingt-quatre heures, et permettront de garantir en permanence la variation de l’éclairage, en fonction des apports de lumière du jour et de la détection de présence des personnes ». Avis partagé par le Serce (syndicat d’installateurs) qui estime que « l’arrêté consiste à fermer les yeux sur la nécessité d’adapter les installations, afin d’en améliorer les performances ».
Ces points de vue sont, paradoxalement, corroborés pas d’autres textes réglementaires antérieurs, notamment la RT 2012 (pour les installations neuves) qui préconise implicitement le recours à des systèmes de gestion de l’éclairage (1) . Et l’arrêté du 3 mai 2007 (rénovation de bâtiments autres que d’habitation) qui impose la mise en œuvre de commandes automatiques de l’éclairage.

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