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À l’heure où le congrès SmartEnergies bat son plein à l’espace Grand Arche de la Défense (du 5 au 6 juin), l’organisation non gouvernementale REN21 dévoile quelques enseignements clés de son rapport annuel sur l’avancée des énergies renouvelables dans le monde.
Qu’en est-il de des énergies renouvelables dans le monde et en France ? Le rapport de l’ONG REN21* fondée en 2005 à l’issue de la Conférence internationale pour les énergies renouvelables à Bonn, nous livre un aperçu plutôt positif. En effet, les investissements mondiaux en électricité renouvelable et biocarburants retrouvent la croissance, après une chute en 2016, avec 2,2% de hausse pour un total proche des 240 Mds €. Dans ce contexte général, la France tire son épingle du jeu : l’Hexagone se classe 8e en termes de puissance installée photovoltaïque en 2017 et en 7e place quant à l’éolien. « La France avance bien dans le domaine des réseaux de chaleur », remarque Rana Adib, secrétaire générale de REN 21, faisant référence aux cinq installations solaires thermiques sur réseau de chaleur dont la première a été inaugurée en 2015. Le rapport relève également les initiatives lancées dans les territoires ou les villes (qui devraient accueillir 75% de la population en 2050), où sont expérimentés de nouveaux principes de gestion impliquant les citoyens, selon des logiques de « peer to peer » et de décentralisation facilitée par la blockchain.
* Le rapport est fondé sur des données internationales (96 % des pays couverts) provenant du public, du privé, des ONG, des secteurs producteurs mais aussi consommateurs d’énergie