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ÉNERGIE Technologie photovoltaïque pour un marché sans subvention

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ÉNERGIE Technologie photovoltaïque pour un marché sans subvention

Mené dans le cadre de ­l’Irdep, (Institut de R&D sur l’énergie photovoltaïque réunissant EDF, le Cnrs et l’École nationale supérieure de chimie de Paris), le projet Cisel vise à développer une technologie de modules photovoltaïques, dont la cible en termes de coût/performance serait inférieure à 1 e par Watt crête (Wc). Alors que 99 % du marché actuel du photo­voltaïque sont occupés par des systèmes à base de silicium (cristallin ou amorphe), ce projet mise sur un procédé permettant de déposer le matériau actif à base de CIS (cuivre, indium, sélénium), c’est-à-dire l’absorbeur qui convertit la lumière en électricité, directement sur un substrat verrier associant du fer, du molybdène, du sulfure de cadmium et de l’oxyde de zinc. Les technologies dites « couches minces » existent depuis plusieurs années et même si elles sont moins performantes en terme de rendement photovoltaïque (entre 12 et 14 % au lieu de 15 à 18 % avec le silicium), le gain en matière première (2 microns mètres contre 200 à 100 m), constitue un atout. Toutefois, le panneau fabriqué par des procédés coûteux dits « sous vide » (co-évaporation, sputtering) ne crée pas in fine, la rupture économique. Ici, l’innovation consiste à déposer le CIS par un procédé électrolytique à pression atmosphérique, permettant de réaliser des grandes surfaces avec de hautes capacités de production et donc, à coût restreint. « Pour abaisser les coûts des panneaux photovoltaïques, il existe deux leviers, explique Olivier Kerrec, responsable du projet et de l’Irdep. Soit on augmente le rendement, soit on diminue le coût de fabrication. Cela implique de différencier deux applications, celle qui requiert des capteurs à rendement élevé parce que la surface disponible est réduite ou onéreuse. Et celle où le prix du Watt crête est prépondérant du fait du moindre coût du m2. » La mission confiée à l’Irdep, fin 2007, consiste à trouver le bon compromis. Soit un outil de production de capteurs avec, dans un premier temps, un rendement entre 8 et 10 % pour un coût divisé par 2 ou 3 par rapport aux prix actuels entre 2,2 et 2,5 e/Wc.

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