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Eclairage Réduire les consommations et assurer le confort visuel

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Eclairage Réduire les consommations et assurer le confort visuel

Dans un établissement de santé, l’éclairage peut représenter 50 % de la facture d’électricité. D’où l’intérêt de favoriser les apports naturels qui sont une composante essentielle du bien-être des patients et améliorent les conditions de travail.

Dans un contexte de quête constante de maîtrise de l’énergie, les technologies liées à l’éclairage permettent d’obtenir des gains de consommations considérables. Elles proposent des ambiances lumineuses qui contribuent à améliorer le bien-être des patients, celui des équipes soignantes et des visiteurs. Autant de besoins différents mais avec une seule exigence : le confort visuel. Les solutions d’éclairage doivent toutefois s’adapter aux fonctions des diverses zones du bâtiment, sans oublier de les rendre conformes aux prescriptions de la norme NF EN 12464-1 en termes de niveaux d’éclairement. Dans les espaces d’accueil, outre l’éclairage général – qui doit procurer un niveau d’éclairement entre 200 lux au sol et 500 lux sur le bureau ou le comptoir d’accueil – il est recommandé de disposer des éclairages d’accentuation ou localisés. Le premier est souvent réalisé par des plafonniers ou des encastrés au plafond équipés de tubes fluorescents ou des fluo-compacts qui offrent une lumière uniforme.

Dans les couloirs : efficacité et sécurité

Mais fluorescence ne signifie pas ­nécessairement teinte froide, même si celle-ci est souvent associée à la propreté et à l’hygiène. Les lampes fluorescentes offrent un panel de températures de couleurs assez large, jusqu’à de la lumière chaude (moins de 3 300 K). Et si le niveau d’éclairage doit être suffisant pour pouvoir guider les usagers, il faut éviter la vue directe des sources et choisir des luminaires avec grille de défilement (pour les encastrés). En complément, des appliques ou spots orientables peuvent accentuer certaines zones afin de les rendre plus accueillantes : espaces d’attente, plantes… Dans les couloirs, la recherche d’efficacité et de sécurité prime. L’éclairage électrique y est souvent permanent, il est donc préférable de disposer de deux types d’éclairage : de jour, en fluorescence, avec des appareils dotés de grille de défilement très basse luminance ou des appliques murales afin d’éviter les risques d’éblouissement, en particulier des patients allongés, le regard dirigé vers le plafond. Une solution économique consiste à installer un dispositif abaissant automatiquement l’éclairage en fonction de la présence de personnes, comme dans les systèmes de contrôle des luminaires avec ballast électroniques. De nuit, subsiste un éclairage de veille, par un balisage réalisé soit avec des encastrés muraux installés à 30 ou 40 cm du sol, soit par abaissement automatique de l’intensité des plafonniers. Les toilettes publiques doivent être équipées de détecteurs de présence.

Le choix des lampes est l’une des premières composantes de la réduction des consommations. La fluorescence s’impose désormais, avec en moyenne 15 000 h de durée de vie pour les fluocompactes professionnelles (à ballast séparé) et jusqu’à 30 000 h pour certains tubes fluorescents.

Là encore, un règlement européen bannira progressivement les lampes fluorescentes les moins efficaces et les luminaires équipés de ballasts ferromagnétiques (25 % plus énergivores que les ballasts électroniques).

Obligatoire pour les rénovations, l’article 40 de l’arrêté du 3 mai 2007 impose que la nouvelle installation d’éclairage général soit composée de luminaires de type direct ou direct/indirect de rendement supérieur à 55 %, équipés de ballasts électroniques et utilisant des lampes avec une efficacité lumineuse supérieure ou égale à 65 lumens par watt. Enfin, la circulaire du Premier ministre ­(voir encadré) prescrit de façon encore plus précise les actions à mener.

L’État s’impose ainsi d’être exemplaire pour l’adoption de critères de développement

durable qui peuvent être mis en application dans les établissements publics de santé. Mais il veut aussi inciter ceux qui dépendent des collectivités locales ou les bâtiments privés à s’inspirer de ces prescriptions.

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