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Éclairage des bassins : éliminer les reflets à la surface de l’eau

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Éclairage des bassins : éliminer les reflets à la surface de l’eau

Éliminer tout reflet à la surface de l’eau, en dirigeant le flux lumineux à la verticale, assure une meilleure pénétration dans la masse d’eau.

© (Doc. Philips Eclairage.)

Bonne pénétration de la lumière dans l’eau, ambiance lumineuse générale uniforme et maîtrise des apports de lumière naturelle sont les conditions recherchées d’une installation d’éclairage efficace et confortable.

Dans un établissement thermal ou un centre de thalassothérapie, les piscines peuvent être utilisées pour pratiquer des exercices de gymnastique aquatique (le plus souvent debout) pour la détente ou la natation de loisir. Dans tous les cas, il est indispensable d’éliminer tout reflet à la surface de l’eau car la miroitement de la lumière, naturelle ou électrique, sur la surface de l’eau porte cette dernière à un niveau de luminance généralement très supérieur à celui du fond du bassin. Et même si ledit bassin dispose d’un éclairage subaquatique. Ce phénomène éblouissant peut être atténué si la direction du flux lumineux se rapproche de la verticale, ce qui assure une meilleure pénétration dans la masse d’eau. La solution souhaitable consiste à répartir les luminaires au-dessus du bassin à condition de disposer d’un moyen d’accès aux appareils pour assurer les opérations de maintenance. Les luminaires peuvent également être installés à la limite plage-bassin si la hauteur de fixation des appareils est suffisante (au moins 7 m) et supérieure à la moitié de la largeur du bassin. Mais, les espaces des piscines des établissements de thalassothérapie ou de thermalisme ont souvent une hauteur faible qui implique une implantation des luminaires bilatérale en limite de plage. Cette solution reste acceptable à condition d’imposer des projecteurs peu inclinés et une répartition lumineuse assez concentrée. Si le bassin bénéficie de parois vitrées, un éclairage par projecteurs orientables –  encastrés dans le sol ou disposés en appliques sur la structure – doit être prévu. Par ailleurs, la variation des niveaux en éclairage naturel contribue à une ambiance agréable, mais il est préférable d’assurer une protection efficace contre l’éblouissement des usagers : en installant des pare-soleil ou des vitrages filtrants qui limitent la vision directe du soleil et les contrastes de luminances. En général, il est recommandé d’assurer un niveau d’éclairement au niveau du plan d’eau, d’un minimum de 300 lux à la mise en service de l’installation, et de 150 lux pour les circulations. Dans les bassins de plus de 10 m de longueur, la bonne pénétration de la lumière dans l’eau peut également être assurée par un éclairage subaquatique.

Des luminaires étanches pour l’éclairage subaquatique

Au moment de la construction du bassin, l’éclairage subaquatique réalisé par un professionnel est prévu. Deux solutions sont possibles : un éclairage par projecteurs placés derrière des hublots ou un système de fibre optique. Dans le premier cas, les projecteurs présentent un indice de protection d’au moins IP65 et sont de classe II. Ils assurent une répartition lumineuse aussi large que possible dans le plan horizontal et comprise entre 5 et 20° dans le plan vertical. Le faisceau doit être d’autant plus étroit que le bassin est plus large. La partie transparente du hublot doit présenter les garanties indispensables pour résister à toutes les contraintes physiques propres au milieu aquatique ; le verre trempé simple est à proscrire. Les hublots, généralement ronds ( Ø 400 mm ou 500 mm), sont disposés sur une seule paroi longitudinale à 2,50 m de chaque extrémité et 0,80 m du sol ; ils ne doivent pas faire saillie de plus de 1 cm sur le nu de la paroi. L’accès à la partie arrière des luminaires s’effectue par une galerie technique.

L’éclairage par fibre optique présente moins de contraintes techniques puisqu’une partie peut être immergée sans danger : la partie électrique étant éloignée de la partie éclairante. Le système est constitué d’un générateur de lumière, du harnais de câbles optiques et des terminaisons optiques. Le générateur concentre le flux lumineux d’une source ponctuelle à très forte luminance dans les harnais de câbles optiques. Il comprend la lampe et l’alimentation, un système optique (réflecteur, lentilles et filtres) et une sortie dans laquelle prend place l’embout collecteur du harnais. Les terminaisons se fixent sur les embouts, elles peuvent être orientables et servent à diriger la lumière. Tous les bassins ne peuvent pas recevoir un éclairage subaquatique : ceux consacrés aux soins recevront plutôt un éclairage direct/indirect, de préférence équipé d’une télécommande mise à la disposition du thérapeute.

Pour une ambiance confortable, des tubes fluorescents

Pour Alain Minet, chef de produits Industrie au service marketing de Philips Éclairage : « Il est préférable de choisir des lampes avec des températures de couleurs de teinte froide (supérieure à 5 000 K pour se rapprocher de celle de l’eau des bassins), en particulier pour l’éclairage subaquatique. De plus, leur longue durée de vie, environ 15 000 h, permet de réduire le nombre d’opérations de maintenance ». Rappelons que l’utilisation des lampes fluorescentes équipées de ballasts électroniques permet de réduire les consommations ; et si le ballast électronique est gradable, d’effectuer des variations de niveaux d’éclairement. Ou encore de programmer des ambiances en fonction des moments de la journée ou des activités pratiquées dans les bassins (gymnastique, relaxation, natation). Cependant, pour ­varier les effets lumineux, en particulier dans les circulations et sur les plages, il est très possible d’y associer des lampes à incandescence ou plus économiques en maintenance et énergie, des lampes aux halogénures métalliques à brûleur céramique. Pour de faibles durées d’allumage et des ambiances chaudes, les lampes incandescentes classiques (de 40 à 150 W) ou les lampes aux halogènes (de 60 W à 500 W en tension normale et de 20 W à 50 W en TBT) sont acceptables. Quel que soit le choix de la lampe, il faut veiller à choisir des lampes présentant un ­excellent IRC (indice de rendu des couleurs), au moins égal à 85, caractéristique essentielle pour bien restituer la couleur de la peau.

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