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Eclairage Concilier performance et économies d’énergie

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Eclairage Concilier performance et économies d’énergie

Dans le centre logistique de Nike, à Laakdal (Belgique), des luminaires à réflecteurs à miroirs assurent un éclairage flexible en fonction des diverses activités, tout en accentuant certaines zones choisies.

© (Doc. T. Grobet/Zumtobel.)

Dans les bâtiments logistiques, la priorité est donnée à la lumière naturelle. Lorsque l’éclairage artificiel doit prendre le relais, les solutions proposées dépendent de l’usage des locaux.

Dans les entrepôts, le temps d’occupation se mesure davantage à la fréquence des passages qu’à la durée d’occupation. Généralement, le confort visuel n’est pas l’essentiel des préoccupations des gestionnaires. En revanche, le coût de l’installation, la sécurité et une bonne visibilité des produits stockés déterminent le choix de l’éclairage. Les fabricants de matériels le répètent à l’envi : le lot éclairage est souvent pris en compte en dernier lieu alors qu’il devrait être intégré dès la conception du bâtiment. Cela laisserait une plus grande place à la lumière naturelle, grâce à de grandes ouvertures, et cela réduirait les durées d’allumage, premier facteur d’économies. Ensuite, concevoir l’éclairage en amont offre à l’installateur la possibilité de définir au mieux le câblage en fonction de l’implantation des luminaires et constitue ainsi un important gain de temps. Enfin, il est ­essentiel de considérer les différentes zones à éclairer en fonction des hauteurs sous plafond qui dépassent souvent les 10 m. Les activités s’articulent autour de la réception, de la distribution des marchandises de toutes tailles, dans et hors de la zone de stockage. La qualité de l’éclairage joue alors un rôle essentiel dans la prévention d’accidents et d’erreurs, quelle que soit la zone. Les allées consacrées à la circulation des véhicules doivent bénéficier d’un éclairage uniforme et non éblouissant au niveau du sol.

Raisonner en coût global

Dans les allées de stockage, un éclairage vertical est nécessaire pour permettre aux manutentionnaires de lire sans difficultés les documents qu’ils ont en main et d’identifier les marchandises, codes et références commerciales, quel que soit l’emplacement du rangement.

Pour mesurer pleinement les performances d’une installation d’éclairage, il est nécessaire de raisonner en coût global. Les produits les plus efficaces et les moins énergivores sont souvent les plus chers à l’achat. Les économies ainsi générées sur les consommations et la maintenance rendent rapidement l’installation moins coûteuse.

En matière de sources lumineuses, les tubes fluorescents T5 (à ballast électronique) sont recommandés pour leur longue durée de vie (jusqu’à 50 000 heures, voire au-delà) et leur faible consommation comparée aux « ballons fluorescents » (en réalité lampes à vapeur de mercure). Celle-ci peut encore être réduite grâce à l’installation d’un système de gestion, qui fait varier l’éclairage en fonction de la lumière naturelle ou qui programme l’allumage selon les heures d’occupation. C’est le ballast électronique qui rend cette gestion fine possible.

Le règlement EUP européen sur l’éclairage professionnel, qui paraîtra courant 2009, prévoit l’exclusion des tubes fluorescents standards en 2010 et des ballons fluorescents en 2014.

Pour les bâtiments de grande hauteur, les lampes sodium haute pression ou aux iodures métalliques sont recommandées pour leur efficacité lumineuse élevée.

Les luminaires utilisés se déclinent en plafonniers à diffuseur étanche ou en ­réflecteurs industriels. Ils s’installent soit sur des rails porteurs, soit sur des suspensions, selon la hauteur des bâtiments.

Les critères essentiels pour le choix des matériels sont :

• une efficacité lumineuse supérieure ou égale à 65 lm/W pour les lampes ;

• des ballasts électroniques de classe A1 ou A2 ;

• des luminaires à éclairage direct avec un rendement supérieur ou égal 55 %.

Réduire le coût de la maintenance

Ces caractéristiques impactent les coûts de maintenance. Ainsi, une efficacité lumineuse élevée est synonyme de moins de luminaires à installer mais aussi moins de lampes à changer et moins souvent. De même pour les luminaires : plus le rendement est faible et plus le nombre de luminaires sera important pour obtenir le niveau d’éclairement souhaité.

Enfin, les pouvoirs publics ont imposé aux vendeurs d’énergie une obligation de réalisation d’économies d’énergie pour la période du 1er juillet 2006 au 30 juin 2009 avec un objectif de 54 TWh d’économies d’énergie cumulées (kWh cumac (1)).

Les fournisseurs d’énergie doivent réaliser des économies sur leurs propres installations ou inciter leurs clients à réduire leurs consommations.

Ainsi, des certificats d’économies d’énergie ont été mis en place via des « opérations standardisées » qui proposent un calcul forfaitaire permettant aux maîtres d’ouvrage, lors de rénovation d’installations, de réaliser des économies.

Après validation, le certificat d’économie d’énergie est attribué au maître d’ouvrage et comptabilisé dans l’enveloppe globale du fournisseur d’énergie concerné.

Type d’intérieur, tâche ou activité Em(en lux) UGRL Ra Remarques
Entrepôts/entrepôts réfrigérés
Magasins et entrepôts 100 25 60 200 lx en cas d’occupation permanente
Zones de manutention, d’emballage et d’expédition 300 25 60
Zones de rangement en rayonnage
Allées centrales : non occupées 20 40 Éclairements au niveau du sol
Allées centrales : occupées 150 22 60 Éclairements au niveau du sol
Station de commande ou de contrôle 150 22 60
Em : éclairementUGR : évaluation de l’éblouissement d’inconfortRa : indice de rendu des couleurs (noté aussi IRC). À noter : les lampes les plus performantes présentent toutes un IRC égal ou supérieur à 80.

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