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Des sanitaires utilisables en fauteuil roulant

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Des sanitaires utilisables en fauteuil roulant

1. le LAVABO SANS COLONNE,permet le libre passage des jambes pour les personnes en fauteuil.

Des impératifs ergonomiques rendent une salle de bains accessible à tous : absence de canalisation et de colonne, aire de rotation et hauteur sol/vasque strictement définies… En rénovation, les équipements spécialisés dépendront de la configuration initiale.

Créer une salle d’eau ­accessible ou adapter une pièce existante demande une réflexion sur la manière dont la personne à mobilité réduite va pouvoir entrer dans le local, s’y déplacer, accéder aux équipements, se transférer de l’un à l’autre. Le principe de base à respecter dans tous les cas est défini dans l’arrêté du 24 décembre 1980 : « Un fauteuil roulant doit pouvoir se déplacer entre les différents appareils sanitaires et hors du débattement de la porte, dans un espace de 1,50 m de diamètre » (voir schéma 1). Tout commence au niveau de la porte. De préférence, celle-ci doit ouvrir vers l’extérieur (attention à la distance au mur d’en face) ou, mieux, être coulissante (attention à sa maniabilité). Si ces deux solutions sont impossibles, l’ouverture vers l’intérieur ne doit pas gêner l’évolution du fauteuil et doit être possible pour un tiers, même en cas de chute de l’utilisateur. L’accès au lavabo s’effectue de face et sans transfert. Cela suppose une largeur d’accès suffisante pour le fauteuil, une absence de colonne et de canalisations en les repoussant près du mur et une hauteur entre le sol et le dessous de la vasque de 70 cm (conformément à la circulaire n° 94-55 du 07 juillet 1994) : cela correspond à 0,85 cm pour le plan supérieur de l’appareil. L’accessibilité à la robinetterie est facilitée avec un mélangeur à grand bec ou mieux, un mitigeur thermostatique à large manette.

Receveur plat ou extra-plat

La solution d’un lavabo réglable en hauteur assure une utilisation pour tout le monde mais elle ­demeure relativement onéreuse.

Un plan de toilette avec une vasque encastrée est souvent plus confortable : elle permet de positionner la vasque à l’avant du plan et la robinetterie sur le côté (ou même en façade) tout en réservant une plage pour y poser les objets de toilette. Dans une salle d’eau existante, la présence d’un receveur de douche rend l’accès difficile. Malheureusement, il n’est pas toujours possible d’y installer un siphon de sol, surtout si la pièce est en étage. Il reste alors la solution du receveur plat ou extra-plat, soit encastré, soit posé, dans tous les cas à surface antidérapante. La solution idéale, dans un logement neuf, suppose de pouvoir créer une pente et de poser la canalisation d’eau usée sous ou encastrée dans la dalle. Un siphon de sol ultraplat récupère l’eau de la douche qui s’écoule sur le sol en légère pente (environ 1 %) recouvert d’un carrelage ou d’un revêtement PVC (voir schéma 2). Impératif : le sol doit être antidérapant, de type grès cérame à relief ou PVC à pastilles, avec incrustation de particules de quartz.

La surface de douche doit être assez grande pour pouvoir fixer un siège rabattable ou pour accepter un siège mobile de douche qui accueille la personne handicapée par transfert depuis son fauteuil.

Une barre de maintien impérative

Pour faciliter les manœuvres, le robinet ne doit pas se situer au-delà de 1,20 m de haut et la position de la douchette doit être réglable entre 1,20 et 1,80 m pour une utilisation en position debout. Autre impératif : l’existence d’une barre de maintien sur les parois à 0,85-0,90 m de hauteur, pour s’extraire du siège ou s’y asseoir, et comme aide à la station debout. La faible différence de niveau (pas plus de 2 cm) peut permettre à une personne qui fait accoster son fauteuil en oblique dans l’angle externe du receveur, de se transférer sur un siège repliable fixé à la même hauteur que le fauteuil. Cette solution suppose une zone d’approche suffisante du receveur d’au moins 80 cm d’un côté et de 55-60 cm de l’autre (voir schéma 3). Lorsque les WC sont dans la salle d’eau, l’emplacement de la cuvette dans un angle de la pièce doit permettre un accostage latéral ou perpendiculaire du fauteuil roulant, la personne se transférant de l’un à l’autre à l’aide des barres de maintien. La ­nécessité de laisser des zones libres d’accès sur le côté de la douche ou du WC, ou sur le devant du lavabo, conduit à implanter les appareils autour de la surface de rotation de Ø 1,50 m du fauteuil. Sans oublier, pour réaliser un aménagement correct, la dimension des appareils, l’emplacement de la porte et de la fenêtre, la position des arrivées d’eau et des évacuations des eaux vannes ou usées.

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