Dossier

Des raidisseurs mixtes verre et acier à l’aéroport d’Orly

Sujets relatifs :

PHOTO - 880793.BR.jpg

Malgré des raidisseurs verre-acier d’une hauteur différente (de 5,25 m à 5,75 m), le positionnement des brides reste fixe afin d’assurer une continuité visuelle.

© Docs. Simeon Carpenterie

Pour l’extension de l’aéroport d’Orly 6, des raidisseurs en verre ont été mis en œuvre pour les façades. Une technique qui est non traditionnelle.

L’extension de la jetée est Paris Orly terminal sud au niveau du hall A consiste en la création d’un bâtiment semi-industriel sur deux niveaux d’environ 200 m de long. Simeon Carpenterie s’est vu confier la fourniture et la pose de la façade vitrée de la salle d’embarquement située au premier étage. Les montants de cette façade sont rigidifiés par des raidisseurs verriers verticaux, ce qui est non conforme au DTU et justifie la procédure d’Atex. La façade est divisée en trois types de trames, qui couvrent des surfaces respectives de 96 et 76 m2. Leur largeur est de 2,07 m pour les deux premiers types et varie de 2,07 à 2,25 m pour le troisième. Pour le premier type, les vitrages sont trapézoïdaux, avec une hauteur variable entre 5,05 et 5,55 m, et des raidisseurs, entre 5,25 m à 5,75 m. Pour les deux autres types, les vitrages sont rectangulaires avec une hauteur supérieure à 5 m et des raidisseurs qui mesurent environ 20 cm de plus.

La totalité du poids de la façade et des ouvrages annexes qui en sont solidaires est supportée par une poutre spécifique située dans le plénum de la toiture, qui ne reçoit aucune charge verticale. La façade vitrée est composée de montants en T reconstitués, lesquels comportent les dispositifs de fixation des plats de liaison ; de raidisseurs mixtes verre et métal ; de traverses hautes et basses en T fixées mécaniquement aux montants ; d’un système Raïco de grilles aluminium et d’un double vitrage avec feuilleté extérieur. Les vitrages, en appui sur quatre côtés, transmettent les charges horizontales (les pressions et dépressions dues au vent) aux cadres aluminium, qui eux-mêmes les reportent sur les raidisseurs mixtes acier et verre. Ces efforts horizontaux sont transmis par le raidisseur au gros œuvre, par les butées des platines hautes et basses. L’ossature en T et le raidisseur en verre sont reliés ponctuellement par trois brides composées de plats en acier inoxydable, d’une attache supérieure et d’une attache inférieure. Le vitrage feuilleté du raidisseur n’est pas perforé. Il est maintenu dans un boîtier composé de trois plats en acier boulonnés entre eux.

N°347

vous lisez un article des Cahiers Techniques du Bâtiment N°347

Découvrir les articles de ce numéro Consultez les archives 2015 des Cahiers Techniques du Bâtiment

Nous vous recommandons

Quatre gymnases municipaux en régions

Dossier

Quatre gymnases municipaux en régions

Les gymnases « nouvelle génération » offrent une grande diversité de réponses techniques et architecturales, notamment axées sur la recherche de performance énergétique et de[…]

23/02/2017 |
Rénovation énergétique du patrimoine

Dossier

Rénovation énergétique du patrimoine

« Le bâti ancien appelle des solutions non standardisées »

Interview

« Le bâti ancien appelle des solutions non standardisées »

L'évêché d'Auch renaît en bâtiment à énergie positive

Dossier

L'évêché d'Auch renaît en bâtiment à énergie positive

plus d’articles