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Des ouvrants à haute valeur ajoutée

Enquête réalisée par Virginie Pavie

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Des ouvrants à haute valeur ajoutée

Les menuiseries extérieures dites passives regroupent les fenêtres et portes-fenêtres les plus performantes thermiquement du marché, avec des coefficients U compris entre 0,63 et 0,8.

© Menuiserie Bader

Les savoir-faire des fabricants de menuiserie et de verre sont à l’origine de cette association réussie entre triple vitrage et cadres ultra-isolants en bois-aluminium, bois, PVC, PVC-aluminium ou aluminium.

En France, le marché de la menuiserie passive a pris ses marques au lendemain de la loi Grenelle de l’environnement. Les premières fenêtres passives fabriquées dans l’Hexagone ont été installées en 2008. Pionnières dans le domaine, les entreprises Bieber, Minco et MC France ont depuis été rejointes par une dizaine de fabricants français et par des industriels venant d’Europe du Nord, d’Allemagne ou d’Autriche, qui ont une expérience plus ancienne sur leurs marchés nationaux.

Un important travail de R&D a été mené pour concevoir des menuiseries ultra-performantes thermiquement et qui puissent être incorporées dans des parois elles-mêmes très isolantes sans pénaliser l’enveloppe. Sachant que, dans le bâtiment passif, les murs visent un coefficient thermique Up de l’ordre de 0,15 à 0,10 W/(m².K), les productions se sont naturellement tournées vers du triple vitrage dont la composition permet d’avoir un Ug de 0,6 à 0,5 W/(m².K), contre 1 W/(m².K) pour un double vitrage classique.

En standard, les différentes gammes passives utilisent un triple vitrage de 48 mm, toutefois la profondeur des feuillures est adaptée à recevoir des vitrages techniques, verres feuilletés et complexes acoustiques. Le remplissage des intercalaires est généralement réalisé avec du gaz argon, moins performant à épaisseur égale, mais beaucoup plus économique que le gaz krypton, réservé à des applications spécifiques requérant une faible épaisseur de vitrage.

Parallèlement, les fabricants ont suivi les évolutions apportées par les industriels du triple vitrage, qui, grâce à la diversification des couches peu émissives et d'innovation dans les process d'application, ont réussi à tirer vers le haut le facteur solaire du triple vitrage. Celui-ci peut désormais atteindre 60 à 61 % et se rapprocher de la valeur de 63 à 64 % du facteur d'un double vitrage standard, ce qui permet de proposer des produits adaptés aux différentes orientations du bâtiment, en différenciant notamment faces nord et faces sud.

Le marché compte de nouvelles offres en bois, bois-aluminium, PVC ou[…]

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