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Des équipements connectés et bientôt responsables

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L’interface sécurisée et ergonomique de la toiture hydroactive connectée proposée par Le Prieuré assure un instantané de la température, du volume d’eau stocké et du débit de fuite. Mais il faudra qu’elle soit interopérable avec les applications des autres objets du bâtiment.

© Doc. Le Prieuré

Start-up et équipementiers traditionnels du bâtiment multiplient les offres de capteurs et d’objets connectés dans l’habitat. Ce qui n’est pas sans problème pour les installateurs.

Il va falloir s’y faire : tous les composants et appareillages de la construction seront bientôt connectés et dotés d’une interface pilotable via internet. Il ne s’agit plus seulement d’équipements classiques centrés sur une seule fonction domotique : fermeture-accès, chauffage-climatisation ou éclairage. Mais de capteurs de température, d’ouverture, d’état (humidité, éclairage, qualité de l’air) et d’actionneurs, installés dans les murs, les ouvrants, les appareils, voire portés par les occupants, tous interconnectés. Les allées du Mondial du bâtiment en témoignent : la plupart des fabricants proposent des produits avec une connexion internet et un pilotage depuis une tablette ou un smartphone. La visite de l’espace « bâtiment du futur », sous le patronage du Plan de transition numérique dans le bâtiment, traduit l’engouement des start-up autant que des équipementiers traditionnels pour une telle offre.

Innovations et adaptations

Chez les premiers, le chauffe-eau Twido de 2&Go, doté d’une double fonction W.-C. suspendu ou sèche-serviettes, est pilotable à distance pour réguler la consommation d’énergie et d’eau. Mieux : la toiture hydroactive connectée proposée par Le Prieuré réutilise l’eau de pluie pour irriguer les plantes et rafraîchir le bâtiment par un système de suivi en temps réel des performances climatiques et un pilotage prévisionnel météorologique du besoin en eau. Il y a aussi l’Eco-Touch, à la norme EnOcean, mis au point par Ogga ; installé dans le tableau électrique, il automatise les économies d’énergie, optimise la gestion du chauffage et coupe les veilles.
Chez les seconds, on trouvera des adaptations à leurs équipements. À l’instar d’elm TOUCH, une interface connectée tactile qui régule l’ambiance, améliore les performances du chauffage, optimise la consommation d’énergie. Autoadaptative, elle tient compte des habitudes de vie des occupants et s’adapte aux besoins. De même, le rinçage forcé de Geberit pilote la distribution d’une eau potable dans les installations d’usage irrégulier. Le débit et la température ambiante servent d’hypothèse à un calcul (via internet) de la quantité d’eau nécessaire au rinçage. Enfin, les radiateurs Smart ECOcontrol (Muller) communiquent avec les autres équipements du logement (chauffe-eau, ventilation, compteur électrique, portes, fenêtres, etc.) pour améliorer le confort et économiser l’énergie.
Néanmoins, ces innovations ne sont pas sans risque pour les installateurs, confrontés à trois grands problèmes : l’interopérabilité des systèmes, toujours pas acquise ; la multiplication des capteurs et régulateurs redondants, et la nécessité de programmer des priorités ; enfin, et surtout, l’obsolescence rapide de la plupart des objets connectés dont il faudra prévoir l’enlèvement et le recyclage.

N°345

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