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Des écolabels pour identifier les produits moins polluants

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Des panneaux de particules à collage PMDI, sans formaldéhyde, existent pour la construction en bois et l’aménagement intérieur.

© Doc. Pfleiderer

La qualité de l’air intérieur dépend en partie des éléments de construction. Au-delà de l’étiquette relative aux composés organiques volatils (COV), les prescripteurs peuvent se référer aux écolabels pour réduire la pollution à la source.

Depuis 2013, sur les produits de construction et de décoration doit être indiquée leur classe de pollution, en matière d’émission de composés organiques volatils (COV), sous la forme d’étiquettes portant la mention A+, A, B ou C. Dix substances sont mesurées individuellement, totalisées et comparées à des seuils autorisés : formaldéhyde, acétaldéhyde, toluène, tétrachloroéthylène, xylène, styrène et éthylbenzène, mais aussi 1,2,4-triméthylbenzène, 1,4-dichlorobenzène et 2-butoxyéthanol… Chacune d’entre elles fait l’objet d’une approche spécifique. Par exemple, pour le formaldéhyde, la classe A+ correspond à une valeur inférieure à 10 µg/m3 ; la classe A, à une mesure comprise entre 10 et 60 µg/m3 ; la classe B, à une fourchette allant de 60 à 120 µg/m3, au-delà de laquelle se trouve la classe C.

Nouvelles exigences pour les peintures et vernis

Une liste indicative des produits concernés a été publiée : matériaux et revêtements qui entrent dans la composition des sols, murs, cloisons et plafonds, y compris les isolants, plaques de plâtre, panneaux à base de bois, portes et fenêtres. L’obligation recouvre également les produits et accessoires liés à la mise en œuvre : colles, adhésifs, joints, mastics, traitements de préservation du bois ou d’imperméabilisation. Les classes des étiquettes COV sont calibrées pour couvrir largement le marché. Afin de valoriser leurs solutions les plus performantes, les industriels s’appuient ainsi sur différents écolabels. Certains sont rattachés à une catégorie de produits : GUT pour les moquettes, FloorScore pour les revêtements de sol, Emicode pour les colles et adhésifs. Quelques-uns sont attribués par des laboratoires privés : Zone verte par la société Excell et Indoor air comfort par le groupe Eurofins. D’autres sont développés à l’échelle d’un pays ou d’une zone géographique plus large : Ecolabel européen EU ; marques NF Environnement en France ; DIM au Danemark ; M1 en Finlande ; labels Ange bleu (Blaue Engel) et NaturePlus en Allemagne ; Nordic Ecolabel instauré par les pays scandinaves ou California CDPH standard method (section 01350).
Cette année, les exigences de l’Ecolabel européen EU concernant les peintures et vernis ont été renouvelées et renforcées. Les seuils en matière de COV et de formaldéhyde ont été abaissés. Deux fabricants, Somefor et Daw, y répondent depuis plusieurs mois déjà.

N°345

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