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Décoration : la peinture se met au vert

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Décoration : la peinture se met au vert

© (Doc. Peintures Gauthier.)

Réglementation contraignante et protection de l’environnement ont conduit les industriels de la peinture à revoir leur offre. Résultat : 100 % de produits à l’eau en façade et le même pourcentage en décoration intérieure pour 2010.

Les quinze dernières années, en décoration intérieure, la peinture a fait un « come-back » extraordinaire. L’offre produits s’est considérablement enrichie et on trouve aujourd’hui une palette de décors extrêmement élargie tant dans les produits laqués, à effets de matières que dans les ­couleurs. Cette profusion s’accompagne d’une tendance générale visant à retrouver de l’authentique, ou tout du moins supposé.

Les peintures dites à effet, censées rappeler les fonds structurés d’antan, n’intéressent plus seulement l’habitat. Elles ont aussi conquis l’ensemble des secteurs du bâtiment. Nouvelle tendance, les laques décoratives, qui avaient disparu et qui refont surface avec de nouveaux produits de qualité en phase aqueuse. Il ne s’agit pas de ressortir de vieilles recettes – sauf pour les badigeons à la chaux qui retrouvent, à raison, leurs lettres de noblesse – les peintures ont beaucoup évolué et évoluent encore sur le plan des formulations. Car le souci du « beau » et de « la tradition » s’accompagne d’une recherche sur les matières et les process de fabrication, de plus en plus perfectionnés.

Lesquels s’appliquent à rechercher des produits de haute technicité, à faciliter la mise en œuvre, palliant en cela le manque de main-d’œuvre qualifiée tout en améliorant la productivité sur les chantiers.

Tous ces paramètres conduisent les industriels à développer une approche systémique. Cette démarche apporte une réponse aux problèmes posés tout en dopant l’innovation. Il en résulte une multiplication des systèmes, bicouches ou non, qui permettent de s’affranchir de la phase préparatoire du support.

Décoration haut de gamme à l’eau

Un autre paramètre influe sur l’offre et contribue à son renouvellement : l’approche environnementale. Les peintures, qui ont une mauvaise réputation (solvants, problème de plomb des anciens revêtements…) sont, sur le front de l’environnement, extrêmement dynamiques. Pas une gamme qui n’y fasse référence. Si ce changement d’attitude n’est pas nouveau et vient surtout d’une réglementation européenne plus contraignante, les enjeux en terme d’image sont tels que les industriels ne peuvent plus faire l’impasse. Les produits solvantés ont très mauvaise presse et leur disparition programmée en 2010 est un moteur important dans le renouvellement des gammes.

Tous les fabricants proposent désormais des peintures ou enduits intérieurs en phase aqueuse ou à haut extrait sec, estampillés ou non NF Environnement. Un label qui garantit des formulations en adéquation avec les nouvelles normes environnementales : présence moindre de pigments, diminution des vapeurs de solvants, absence de métaux lourds et de substances cancérogènes.

Pourtant, ces produits ont du mal à remporter l’adhésion des professionnels, qui doutent encore de leur efficacité (voir avis d’expert). D’ailleurs, le marché peine à franchir la barre des 50 % en intérieur. Un déficit d’image d’autant plus dommageable que ces peintures affichent des caractéristiques supérieures et supportent donc la comparaison avec les glycérophtaliques. Les produits de dernière génération cumulent les qualités des unes et des autres. Et leur niveau de performances est tel qu’elles permettent un travail soigné de décoration haut de gamme.

Pour les produits dédiés au bois, la réticence à utiliser des formulations à l’eau est encore plus marquée. Pourtant, les fabricants l’affirment, elles sont tout aussi performantes, en termes de recouvrement et de protection. Avec les avantages inhérents à la phase aqueuse : pas ou peu d’odeur, temps de séchage réduit, deux passes en une journée…

En extérieur, les formulations à l’eau sont les seules à garantir une décennale. La nouvelle génération des peintures résines siloxanes, peintures minérales en phase aqueuse, oppose une grande résistance aux ultraviolets, à l’encrassement, au développement des micro-organismes pour un aspect de surface proche des peintures silicatées. Imperméables à l’eau, elles offrent une grande perméance à la vapeur d’eau ce qui signifie qu’elles ne bloquent pas les échanges gazeux entre l’intérieur et l’extérieur du bâti. Enfin, les salissures ne peuvent y adhérer et sont évacuées par les eaux de ruissellement. Un avantage évident : le revêtement demande moins d’entretien et se salit moins vite.

De leur côté, les systèmes d’imperméabilité destinés à la réhabilitation de façades – produits acryliques en phase aqueuse – affichent un grand nombre de finitions possibles (lisses ou structurées), couplées à une large palette de teintes.

Selon la norme, elles présentent un coefficient d’absorption du rayonnement solaire inférieur à 0,7 ou un indice de luminance Y supérieur à 35 %.

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