Nous suivre Les Cahiers Techniques du bâtiment

Dossier

De l’artisanat à l’automatisation

Sujets relatifs :

De l’artisanat à l’automatisation

Les moyens d’assemblage commandés par ordinateur, tels que les ponts multifonction ou les chaînes de fabrication de machines-outils sont configurés selon la production de l’entreprise.

Que le constructeur soit artisan avec des méthodes évoluées, ou industriel du mur à ossature, les opérations à réaliser sont les mêmes. Ce qui fait la différence entre les deux dépend de la nature de leurs équipements, plus ou moins polyvalents et plus ou moins complets.

En matière d’équipement, le B.A.BA est une table d’assemblage munie de repères millimétriques. Il en existe des versions à retournement automatique, par exemple les tables « en ailes de papillon », passant l’ossature d’une aile à l’autre, pour passer du recto au verso du panneau.
La production automatisée commandée par ordinateur (industrielle), nécessite en revanche deux types d’équipements complémentaires :
• la cadreuse, qui sert à l’assemblage de l’ossature. Cette opération se fait automatiquement à partir de stocks de différentes sections et longueurs de bois.
• le pont multifonction, qui complète l’ossature par l’application des contreventements. La machine à commande numérique fixe le panneau de contreventement sur l’ossature et découpe les chutes sur des éléments, avec la même précision millimétrique, et cela jusqu’à 14 m de longueur en standard.
Que le contreventement se fasse avec des composites bois tels que des panneaux OSB ou de type Agepan, ou que l’on pose des frein vapeur ou des films d’étanchéité à l’air, ce process est automatisé. Une fois retourné, l’élément peut être garni d’isolant et de son revêtement intérieur, plaque de plâtre ou de type fibro-plâtre, la machine reprend l’élément de la même manière. Le pont multifonction ne pose pas seulement des clous ou des agrafes jusqu’à 10 par seconde, il procède aussi au découpage des panneaux contreventant, aux réservations de fenêtres ou de portes, et au fraisage des emplacements de boîtiers électriques par exemple.
De même, le marquage au jet d’encre, traçages ou identifications, sont automatiques et lors de la fabrication d’éléments de toiture, le portique exécute la pose des liteaux.
Pour les petites entreprises de l’ossature bois, des portiques intégrés combinent en un la cadreuse et le pont multifonction, avec une empreinte au sol très réduite.
Dans un environnement industrialisé, ces éléments s’intègrent dans des chaînes de production automatisées, pour la production de dizaines de milliers de mètres carrés par an d’éléments de mur ou de toiture finis.

vous lisez un article des Cahiers Techniques du Bâtiment N°315

Découvrir les articles de ce numéro Consultez les archives 2012 des Cahiers Techniques du Bâtiment

Bienvenue !

Vous êtes inscrit à la news hebdo Cahiers techniques du batiment

Nous vous recommandons

Confort d'été et changement climatique

Dossier

Confort d'été et changement climatique

DEMAIN SERA PLUS CHAUD Intégrer les phénomènes de surchauffe prévus par les climatologues dans la conception et l'aménagement des villes, c'est aussi préparer le bâtiment à assurer[…]

26/06/2019 | ActualitéDossier d'actu
Le bâtiment peine à passer au vert

Dossier

Le bâtiment peine à passer au vert

Quand la ville étouffe

Dossier

Quand la ville étouffe

Le confort d'été n'est pas encore une priorité

Dossier

Le confort d'été n'est pas encore une priorité

Plus d'articles