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Contrôle d’accès : allier gestion centralisée et antivandalisme

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Contrôle d’accès : allier gestion centralisée et antivandalisme

© (Doc. Dièse Télécom.)

Interphonie et contrôle d’accès posent aux gestionnaires de logements sociaux deux problèmes récurrents : le vandalisme et la compatibilité des différents équipements entre eux.

Insécurité réelle ou sentiment d’insécurité, l’interphonie et les systèmes de contrôle d’accès sont devenus incontournables dans les logements sociaux. L’offre en la matière est importante, variée et relativement pertinente. Cependant, elle souffre d’un manque de cohérence et de compatibilité entre les différents matériels proposés par les fabricants. Il s’agit là de l’une des préoccupations montantes des gestionnaires HLM. Ce manque de cohérence leur complique en effet singulièrement la tâche, eux qui souhaiteraient pouvoir gérer globalement et le plus simplement possible l’ensemble des équipements. Leur souhait : qu’une norme vienne mettre un peu d’ordre dans le petit monde du contrôle d’accès où chaque fabricant développe son produit indépendamment des autres.

Réduire les coûts d’installation et de maintenance

L’heure n’est en effet plus à l’expérimentation. Les gestionnaires d’immeubles désirent avant tout des systèmes fiables, interchangeables, à gestion centralisée au siège, dans une antenne locale ou chez le gardien. Qui plus est, la tendance générale est à la réduction des coûts d’installation et de maintenance. Selon Jacky David, consultant à Tec Habitat, « tout ce qui contribue à diminuer les coûts des travaux et à simplifier la gestion est le bien venu ». De plus, la préconisation de ces systèmes doit s’intégrer dans une logique globale d’accès à l’immeuble et à ses parties communes (position des boîtes aux lettres, création de sas, poteaux techniques sur les portes…).

Sur le terrain, les systèmes agréés Vigik (voir encadré) avec contrôle d’accès par badges ou clefs de proximité sont en forte progression et remplacent petit à petit les clefs PTT. Dans cette catégorie, on retrouve toutes les solutions de contrôle d’accès basées sur des clefs magnétiques de proximité ou d’application, ainsi que les procédés d’ouverture à distance infrarouge ou bitechnologie (proximité onde radio). Des solutions qui, de préférence, sont capables d’intégrer des lecteurs dans des plaques de rue ou des lecteurs individuels pour contrôler l’entrée des ascenseurs, des caves, des parkings…

Pour l’interphonie, tous les procédés courants sont également de mise : bouton et porte-nom individuel à proximité, bouton à numéros gravés avec porte-noms collectif dissocié établissant la correspondance entre les résidants et le numéro du portier, digital à défilement avec ou sans clavier codé, digital sans défilement à clavier et vidéo.

On note que les expérimentations passées, type contrôle sur le téléviseur (1), sont restées anecdotiques. De même, les systèmes utilisant la biométrie – contrôle à main ou empreintes digitales, identification par analyse de l’iris ou de reconnaissance vocale – ne trouvent pas leur place dans ces lieux : trop chers et encore trop complexes. Pour Jackie David, la question ne se pose pas et « il vaut mieux faire évoluer les matériels qui existent ».

Bonne résistance au vandalisme

Autre critère majeur à prendre compte : la capacité des équipements à résister aux actes de vandalisme. Pour les plaques de rue, il s’agit même de l’élément d’appréciation principal. Dans ce domaine, les fabricants comme les gestionnaires reconnaissent qu’il n’y a pas de solution miracle, et qu’aucun produit n’est capable de résister à des actes de vandalisme forts et répétés. Toutefois, les plaques de rue, en acier inox, présentent de moins en moins d’aspérités. Leur capacité de résistance à l’arrachement est essentielle, c’est pourquoi elles seront de préférence intégrées dans les poteaux techniques des portes sans laisser de prise entre la plaque et le support. Les essais réalisés par Tec Habitat sur une sélection de produits « démontrent une bonne résistance globale. Les afficheurs, les porte-noms et parfois les boutons sont un peu plus sensibles que le reste. De même, les têtes Vigik présentent une faible résistance au percement. Néanmoins, ce type de vandalisme ne semble pas s’être développé. En revanche, grâce à une deuxième grille de protection interne à la plaque, la perforation du haut-parleur est devenue plus difficile. »

Des matériels simples et rapides à poser

Autres qualités que devront avoir ces matériels : facilité et rapidité de pose. En effet, les entreprises de pose sont de plus en plus réticentes à intervenir, certaines d’entre elles ne répondant même plus aux appels d’offres dans les sites sensibles.

Attention : le niveau de sécurité requis ne dépend pas essentiellement du contrôle d’accès en lui-même. Le type de serrure – gâche électrique, serrure électromécanique et ventouses magnétiques – a son importance, tant en terme d’antivandalisme qu’en terme de fréquence de passage. La tendance générale tend à favoriser les solutions à ventouses qui se révèlent plus performantes à l’usure et à l’effraction. Mais ce choix intègre plusieurs autres critères : type de porte, exposition aux intempéries, esthétique, insonorisation…

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