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CONCEPTION Une opération pilote HQE en surface commerciale

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CONCEPTION Une opération pilote HQE en surface commerciale

L’entrée principale du magasin Monoprix ouvre sur la place de la République, en présentant deux batteries de trois portes coulissantes.

Très motivée par le développement durable, l’enseigne Monoprix a mis en place une méthode basée sur le référentiel HQE. Première application à Angers, une opération pilote destinée à servir de base à la rénovation des autres magasins de la marque.

Datant de 1984 et implanté au cœur du centre historique d’Angers, le complexe commercial existant se composait d’une halle de marché et de boutiques. Devenues inadaptées, elles ont dû être détruites pour laisser la place à la reconstruction du nouveau centre commercial dénommé « Fleur d’Eau ». Ce projet phare participe d’une vaste opération de revitalisation du centre-ville et de son tissu commercial, avec une zone de chalandise représentant 270 000 habitants. L’ensemble créé comporte quatre moyennes surfaces aux enseignes locomotives, comme Monoprix, GO Sport, H & M et Planète Saturn, ainsi qu’une douzaine de commerces et un restaurant.

Monoprix, qui depuis une ­dizaine d’années porte un intérêt particulier au développement durable, a décidé de concrétiser ses théories énoncées sur ce chantier. Pour mettre en place cette opération pilote HQE (haute qualité environnementale), Monoprix a été fortement soutenu par la municipalité très engagée sur ce thème, puisque cette dernière a adhéré à la charte d’Aalborg (Charte européenne des villes durables), en 1996. Représentée par Ilhem Belhatem, architecte et responsable des services études et développement, en charge du dossier du magasin Monoprix HQE, l’enseigne a alors établi un partenariat avec le promoteur (Apsys) du centre commercial qui a effectué un audit auprès des professionnels techniques. En effet, comment réaliser un magasin HQE au sein d’un complexe commercial qui ne l’est pas ? Initiateur du ­projet global, Monoprix a fini par faire accepter et appliquer son approche spécifique aux trois autres enseignes principales, en intervenant dans des domaines ­précis.

Une gestion contrôlée

En rez-de-chaussée, sur une surface de vente de 2 228 m2, le ­Monoprix est le fruit de la formalisation du nouveau ­cahier des charges du Citymarché (concept du commerce de centre-ville de la marque) idéal qui y expose démarche et objectifs. Ainsi, en accord avec le promoteur, la marque a revu et corrigé la gestion du chauffage et de la climatisation du bâtiment. Les tours aéroréfrigérantes, prévues en toiture car habituellement prescrites, présentaient un risque sanitaire (formation de légionelles). Elles ont donc été remplacées par des dry coolers à système fermé, secs et sûrs. Installés également sur le toit, ces équipements font partie d’une intégration paysagère, la toiture étant végétalisée (Sopranature de Sopréma), et formant une véritable cinquième façade. Par ailleurs, Monoprix a défini une charte de chantier propre, à laquelle le promoteur et les autres enseignes ont adhéré, avec notamment une gestion mutualisée des déchets, basée sur le tri, dans un même espace. Sachant que le promoteur en sera l’exploitant. De plus, Monoprix assure un autre partenariat avec l’Ademe (Agence gouvernementale de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), pour le financement des études, et avec le Cstb (Centre scientifique et technique du bâtiment), pour la réalisation d’une « Opération pilote certification HQE et bâtiments tertiaires ». Cette dernière servant de référentiel pour le commerce en centre-ville après un suivi d’exploitation d’un an afin de s’assurer que les mesures prises ont bien atteint les objectifs fixés préalablement (gestion des déchets, économies d’énergie ou baisse des consommations énergétiques).

Deux types d’éclairages

Un autre type de gestion est mis en place : celle du froid alimentaire, assujettie à une régulation plus fine, pour permettre de mieux contrôler les énergies. Cette gestion des énergies sur l’air extrait consiste à récupérer des calories, par un système dit « de destratification », pour chauffer les allées froides qui longent les meubles réfrigérés. Ces derniers sont aussi équipés de rideaux de nuit qui se baissent automatiquement, au moment de la fermeture du magasin, évitant ainsi les déperditions de froid. Ces mesures témoignent d’une volonté de réduction des consommations énergétiques. Avec notamment l’éclairagiste Opus Light, l’éclairage a fait l’objet d’une étude particulière, en phase avec une charte nationale qui préconise des économies d’énergie et une diminution des gaz à effet de serre.

Les luminaires sont munis d’un système à ballast électronique avec plusieurs avantages : une ­régulation à la demande générant des variations d’intensité, une durée de vie plus élevée et une consommation moindre. Les économies visées pouvant varier entre 15 et 20 %, par rapport à une installation munie de ballasts classiques. L’éclairage général d’ambiance, installé dans les allées, se compose de tubes fluorescents nouvelle génération T5 2 x 35W économes d’environ 25 %, en investissement et en fonctionnement. Le second éclairage, dit d’accentuation, est orienté vers des espaces délimités et du mobilier (gon­doles, etc.) et se base sur des spots encastrés, des projecteurs et des gamelles, afin de créer des « univers » diversifiés. Par ailleurs, en ce qui concerne les économies d’eau, l’alimentation générale est pourvue d’une électro-vanne qui gomme tout risque de fuite et diminue la consommation. Dans les bureaux administratifs, des dispositifs hydro-économes ont été mis en œuvre, comme les chasses d’eau des WC à double débit et des robinets à fermeture temporisée qui limitent le gaspillage. Quant aux faux plafonds, il en a été posé 40 % de moins que les 100 % habituels afin de réduire la quantité de matériaux et, par conséquent, les coûts.

Dans le magasin, un espace dédié au développement durable

Deux sortes de matériaux ­co­existent : des grilles métalliques pour les aires de vente (vêtements, ­livres, etc.) et des plaques de staff, aux formes variées, pour marquer certains univers (fruits et légumes, par exemple). Pour les plafonds non-équipés et laissés libres, comme ceux des meubles réfrigérés, il y avait la nécessité de pouvoir passer des gaines importantes. Pour des raisons d’hygiène, il était impossible de mettre des faux plafonds en grilles au-dessus des aliments frais. Par ailleurs, pour une optimisation de la maintenance, le magasin est géré par une GTB (gestion technique du bâtiment) qui permet une gestion informatique des différents composants d’exploitation (chauffage, climatisation, éclairage, eau, etc.).

En terme d’accessibilité, tous les espaces (cheminements, entrées et sorties, ascenseurs) sont accessibles aux personnes à mobilité réduite, aussi bien pour les clients que pour le personnel. Le CLH de la ville (comité de liaison des handicapés) a d’ailleurs préconisé un certain nombre de recommandations qui ont été appliquées.

Autre facteur de confort, l’enseigne incite les usagers à se faire livrer à domicile. Côté communication, Monoprix a aménagé un espace dédié au développement durable, au sein du magasin. S’adressant à ses clients et à ses partenaires, ce lieu abrite panneaux d’affichage et écrans avec des conseils sur les attitudes citoyennes à adopter, (tri des déchets domestiques, par exemple). Il peut aussi servir d’espace de démonstration temporaire, en proposant une dégustation de café ou de thé issus du commerce équitable. Monoprix a également signé un contrat spécial avec EDF, sur la base d’un accord dénommé «kWh équilibre » qui est une offre d’électricité garantie d’origine « Energies renouvelables », proposée à tous les clients professionnels d’EDF, depuis le 1er juillet 2004.

100 % énergie renouvelable

Ce type de contrat existait déjà depuis novembre 2002, mais n’était destiné qu’à des clients gros consommateurs d’électricité (au-delà de 16 GWh en 2002 et de plus de 7 GWh, en 2003). Ce principe signifie qu’à chaque kWh acheté et consommé par le client, EDF s’engage à injecter, sur le réseau électrique national, un kWh produit à partir de ses propres ­sites d’énergies renouvelables ­(solaire, éolienne ou hydraulique) situés en France. Ces sites sont ­audités, certifiés et contrôlés par Observ’ER (Observatoire des énergies renouvelables) qui représente, dans l’Hexagone, l’organisme européen indépendant RECS (Renewable Energy Certificate System). De plus, cet observatoire établit des certificats verts qui offrent une garantie au client, de l’origine, du décompte et de la mise sur le réseau de la quantité d’électricité achetée à EDF. Cette souscription présente également un intérêt environnemental, puisqu’elle participe aux engagements français en matière de développement durable et de lutte contre les effets de serre, se référant au protocole de Kyoto, entré en vigueur depuis le ­16 février 2005.

Un personnel motivé

Or, plusieurs types de contrats sont envisageables, avec une part d’électricité produite à partir de sources d’énergies renouvelables pouvant varier de 15 % minimum à 100 % de la consommation électrique totale. Sachant que Monoprix a opté pour la solution optimale, lui générant un coût du kWh nettement plus élevé. Durant deux années, toutes les études menées par ­l’enseigne, visant à cadrer dans la politique de commerce durable, ont entraîné un engagement conséquent et un surcoût important, ce dernier devant être compensé par des économies ciblées.

À ce sujet, un certain nombre d’objectifs ont été déterminés. Le Cstb aura pour charge de les vérifier : des économies d’énergie d’un minimum de 15 % (pour le chauffage et l’éclairage), idem pour le froid alimentaire et l’eau ; un minimum de 10 % pour le coût d’entretien et pour la maintenance.

Une autre ambition de l’enseigne a été de recruter un personnel motivé et mieux formé à la démarche globale, dans le but de servir de relais auprès des partenaires, des fournisseurs et des clients. Le but étant de mieux exploiter le magasin. De plus, Monoprix est, depuis la fin des années 1990, un pionnier de la commercialisation de produits de qualité environnementale, avec les gammes Monoprix Bio et Monoprix Vert, et Max ­Havelaar, provenant du commerce équitable.

D’où l’existence de 400 références de produits basés sur le développement durable. En complément, la marque offre des services qui contribuent à la préservation de l’environnement (collecte des suremballages et des piles, vente de sacs réutilisables). Et en ce qui concerne les façades du bâtiment, le promoteur a fait réaliser un audit par des experts, afin de mesurer l’impact des rayons solaires sur différents types de vitrages, en fonction de l’orientation.

Le choix s’est finalement porté sur des vitrages à contrôle solaire peu émissifs, ou des vitrages simples ou encore des vitrages colorés. Et si le coût total de l’opération (aménagement hors coque) s’élève à 5 439 222 e, le surcoût des études HQE pour l’enseigne est de 142 e par m2, représentant 5,8 % du budget global.

Pour Monoprix, il était indispensable de rajouter une cinquième famille, plus axée sur l’accessibilité du public et la communication, d’où la création de quatre autres cibles (15 à 18) porteuses d’objectifs plus spécifiques à la marque et à la ville.
Cible Définition de la cible Objectifs et applications spécifiques
1 Relation harmonieuse du magasin avec son environnement immédiat Toiture végétalisée (isolation thermique renforcée) intégration harmonieuse dans l’environnement direct.
2 Choix intégré des produits, systèmes et procédés de construction – Façades traitées avec trois sortes de vitrages sols en carrelage : durables, recyclables et d’entretien aisé. – 40% de la surface totale équipée de faux plafonds (staff et grilles métal).
3 Chantier à faibles nuisances – Charte de chantier propre (guide à partir duquel s’engagent les entreprises): mise en place du tri sélectif en déchets inertes, combustibles, recyclables et toxiques : 2 bennes (17 m3) : une de déchets valorisables en mélange (cartons propres, films étirables propres en polyéthylène, etc) une de déchets ultimes (plâtre, gravats, polystyrène, laine de verre, PVC, etc) 2 Géobox (récipients de 0,6 m3) : déchets industriels spéciaux (peinture, solvants, vernis, emballages souillés, etc).– Réduction des nuisances sonores : chantier : respect des niveaux sonores réglementaires et des horaires de travail fixés plages horaires définies (bruits nuisibles) ; matériel : utilisation d’engins et matériels insonorisés (pelles mécaniques, chargeurs, compresseurs, etc) limitation des niveaux de bruit à la source (outils et engins) matériel bruyant capoté extinction des moteurs des véhicules en stationnement (personnels et de livraison).– Réduction des risques pour la santé des ouvriers : isolation et protection de la zone de travail dangereuse (bâches, polyanes, panneaux rigides, etc) ventilation des locaux (peinture et de sols collés) extincteurs (postes de travail) port obligatoire de protections auditives et surveillance médicale assurée (si niveau d’exposition > 90 dB(A).– Réduction des pollutions du sol, du sous-sol et de l’air : étiquetage lisible (contenants dangereux fermés) aires de stockage imperméables ( liquides polluants neufs et usagés) interdiction des vidanges et des feux (chauffage, cuisson) nettoyage systématique des zones de travail matériel de ponçage muni d’un aspirateur (moins bruyant).
4 Gestion de l’énergie – Traitement différencié des façades suivant leur orientation. Trois sortes de vitrages (courant, coloré et de contrôle solaire).– Gestion du froid alimentaire  rideaux de nuit équipant ces meubles : moins de déperditions de froid économies d’énergie.– Chauffage et climatisation : remplacement des tours aéroréfrigérantes par des dry coolers  pompe à chaleur sur boucle d’eau : plus de risque de légionellose économies d’énergie.– Entrées du magasin équipée de rideaux Air-Gate (chauffage avec PAC) : à la place de rideaux d’air chaud électriques.– Contrat avec EDF «kWh équilibre » : 100% de l’électricité consommée proviendra de sources d’énergie renouvelable.
5 Gestion de l’eau – Alimentation générale : pourvue d’une électro-vanne : évite tout risque de fuite et diminue la consommation d’eau.– Mise en place de dispositifs hydro-économes : chasses d’eau des wc à double débit (3 et 6 litres) robinets à fermeture temporisée: diminution des consommations d’eau moins de gaspillage.
6 Gestion des déchets d’activité – Tri des déchets et gestion des flux de déchets dans des locaux aménagés spécifiquement : local poubelles situé à côté des quais de livraison.– Espace ouvert : appareil de broyage (cartons propres, papier Kraft, films étirables, housses thermorétractables en polyéthylène) 1 espace fermé : 10 bacs roulants (660 l) : 5 bacs déchets secs (polystyrène expansé, feuillards en plastique, mousses de calage et de protection, déchets de balayage) 5 bacs déchets humides alimentaires (filets fruits et légumes, fruits, légumes, pain, viennoiseries, poissons et fruits de mer, charcuterie, fleurs).
7 Gestion de l’entretien et de la maintenance – GTB (gestion technique du bâtiment) : gestion informatique des différents composants d’exploitation (chauffage, climatisation, éclairage, eau, etc.) : maintenance préventive et corrective centralisation des commandes optimisation du fonctionnement.– Assistance à la prise en main des équipements techniques suivi de l’installation pendant 2 ans : optimisation du fonctionnement global.
8 Confort hygrothermique – Double-peau (façade vitrée extérieure façade semi-opaque intérieure munie de volets) : échanges thermiques adaptés :– Confort d’été : volets orientables en bois protégeant la façade de la chaleur.– Confort d’hiver : régulateur thermique avec gestion des apports solaires.
9 Confort acoustique – Matériaux acoustiques performants (intérieur) : faux plafonds en plaques de plâtre : réduction des bruits d’impacts et aériens.– Revêtements en sols souples (entre allées en carrelage) : réduction des bruits d’impact.– Remplacement des tours aéroréfrigérantes par des dry-coolers : diminution des bruits ambiants.
10 Confort visuel – Eclairage naturel : grandes baies vitrées sur presque tout le pourtour du magasin.– Eclairage artificiel : luminaires munis d’un système à ballast électronique à intensité réglable : durée de vie plus élevée consommation moindre.
11 Confort olfactif – Ventilation double flux (gaines) dans chaque local: taux de renouvellement d’air garanti et contrôlé.
12 Qualité sanitaire des espaces – Ventilation double flux pour chaque activité (bureaux, aires de vente, préparation, etc): traitement variable et plus approprié.  – Revêtement de sol en carrelage : qualité sanitaire assurée.
13 Qualité sanitaire de l’air – Apport hygiénique d’air neuf : meilleure qualité réduction des déperditions.
14 Qualité sanitaire de l’eau – Pas de réseau d’eau non potable : sécurité renforcée.– Chauffage de l’eau chaude sanitaire : chocs thermiques (70°C dans les ballons d’eau chaudes) pour éliminer bactéries et légionelle.– Elimination des bras morts : l’eau circule partout, donc pas de risque de stagnation d’eau nuisible.
15 Facilité d’accès et de mobilité des personnes handicapées et âgées – Accessibilité de tous les espaces aux personnes à mobilité réduite (clients et personnel). – Accueil et accompagnement des handicapés : recommandations à suivre du CLH (Comité de Liaison des Handicapés) d’Angers.
16 Participation de la collectivité d’accueil et des collaborateurs Monoprix – Formation du personnel : recrutement spécial sur une motivation spécifique (développement durable) : meilleure connaissance et gestion globales.
17 Communication sur le développement durable pour les clients et fournisseurs – Espace de communication créé: panneaux d’affichage et écrans diffuseurs d’information lieu de démonstration : meilleure communication pour une diffusion d’informations choisies.– Fournisseurs certifiés ISO 14 000 produits à label NF Environnement ou Eco-label européen.
18 Viabilité économique de la démarche – Objectifs à atteindre: différentes économies :– Économies d’énergie et d’électricité (éclairage, chauffage, froid) : – 15%– Économies d’eau, entretien et de maintenance : – 10%

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