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CONCEPTION Une école autonome en énergie

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CONCEPTION Une école autonome en énergie

Dans une volonté d’associer l’expansion démographique majeure de sa commune à une démarche de développement durable, la ville de Limeil-Brévannes (Seine-et-Marne, 17 000 habitants) livrera à la rentrée 2007 une école « zéro énergie ». Principe de ce bâtiment de 3 000 m2 accueillant sur 2 niveaux 5 classes de maternelle et 7 classes de primaire : une autonomie énergétique totale. Dès la conception, la Ville s’est entourée de la société Auris, intervenant en tant que maître d’ouvrage mandataire pour la conduite générale de l’opération, et de deux programmistes. Sur sept scénarios proposant une démarche environnementale plus ou moins poussée avec coût estimé, la commune a retenu le plus ambitieux (coût estimé : 5 200 000 e HT, soit un surcoût d’environ 32 % par rapport à un bâtiment classique). Définissant des obligations de résultat énergétique par poste (éclairage, chauffage, ventilation, façades…) liées à une approche environnementale, ce programme a ainsi conduit les concourants à la maîtrise d’œuvre à pousser leur réflexion en terme de conception des matériaux et d’exploitation du bâtiment. Le projet lauréat (cabinet d’architectes Goldstein) est basé en premier lieu sur le principe d’une enveloppe extérieure très performante thermiquement pour minimiser les déperditions (16 cm d’isolation extérieure en paroi, 18 cm en terrasse), et une orientation des vitrages de classes au sud pour bénéficier de la lumière naturelle et diminuer les besoins en éclairage.

Cette façade sud est conçue pour être respirante et ventilée : double vitrage intérieur, lame d’air – avec store intégré – simple vitrage intérieur, et utilisation d’un clapet, ouvert au printemps pour réaliser un balayage de la lame d’air, et fermé en hiver. En l’absence de PV, ce système intégré dans une menuiserie extérieure en bois fera appel à des essais chantier du type Atex. De même que le triple vitrage sur châssis bois mis en place sur la face nord, le long du couloir principal de circulation qui donne accès aux classes. Pour le chauffage (besoins évalués à 25 kWh/m2/an), une pompe à chaleur sur nappe phréatique à 70 m de profondeur alimentera des radiateurs à eau à basse température. L’eau chaude sanitaire (600 l/an estimés), réservée exclusivement au réfectoire, sera produite par 30 m2 de capteurs solaires installés en toiture. Quant à l’électricité, les 60 000 kWh annuels seront fournis par 750 m2 de panneaux photovoltaïques, apportant même un surplus de production d’environ 5 000 kWh qui sera revendu à EDF.

Une récupération des eaux ­pluviales destinée à l’arrosage des jardins est également prévue par le biais de noues.

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