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Clôtures et contrôle d’accès sécurisent les abords

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Clôtures et contrôle d’accès sécurisent les abords

© (Doc. Solon.)

La sécurité périmétrique se heurte à l’obligation de laisser visuellement le lieu ouvert et hospitalier. Un paradoxe qui, en dehors de la traditionnelle clôture, rend intéressants les systèmes discrets qui vont du contrôle d’accès à la vidéosurveillance.

La sécurité des hôtels peut, dans certaines configurations, passer par la sécurisation du site. Il s’agit alors de mettre en œuvre des systèmes destinés à assurer la sécurité contre les intrus, sans pour autant enlaidir le lieu. Première des protections, la clôture de l’ensemble du périmètre ou seulement du parking. Avant de choisir, il faut se fixer un cahier des charges précis qui prendra en compte la hauteur de la clôture, la résistance du matériel, l’esthétique recherchée et la mise en œuvre. L’espace pour entrer dans le périmètre sécurisé doit être suffisamment large pour qu’automobiles et camions de livraison puissent se croiser sans difficulté (au minimum 4 m). Pour la fermeture des accès, on peut choisir entre la solution portail et la barrière levante. De plus, il est préférable de prévoir un accès pour les piétons.

Bois, PVC acier et aluminium

Quel que soit le type de matériaux constituant leur ossature, tous les portails peuvent être fabriqués sur mesure aux dimensions de l’ouverture. Quatre matériaux se partagent le marché : le bois, le PVC, l’acier et, de plus en plus souvent, l’aluminium. Répondant aux normes, les modèles proposés sont d’une conception évolutive qui autorise le rajout de fonctions complémentaires, telles qu’automatisme et contrôle d’accès.

Le mode d’ouverture, battant ou coulissant, est le plus souvent motivé par la géométrie de l’accès, l’usage et l’esthétique. Il convient également de définir le sens de l’ouverture, intérieure ou extérieure, ainsi que son amplitude à 90° ou 180°. Lorsque l’ouverture vers l’extérieur empiète sur la voie publique, il est impératif de demander une autorisation aux autorités compétentes.

Les ­portails coulissants ne demandent pas de surface de dégagement. En revanche, ils requièrent un espace suffisant pour coulisser d’un côté ou d’un autre. Ils sont de deux types : sur rail ou autoportants.

Les premiers, constitués d’un cadre, d’une poutre rectangulaire et d’un poteau guide, sont adaptés aux passages de grandes largeurs. Quant aux systèmes autoportants, ils assurent une ouverture et fermeture sans rail. Dans ce cas, le portail est soutenu et guidé par deux portiques, ces derniers exigeant néanmoins la mise en œuvre d’un massif en béton, pourvu ou non de réservation avec barres d’ancrage. Certains préfèrent les barrières levantes. Disposant d’une lisse en aluminium de forme tubulaire, de couleur réfléchissante blanche et rouge pour une bonne visibilité, elles offrent un large éventail de longueurs d’ouverture : de 3 à 10 m. Elles s’adaptent facilement aux contraintes du site pour des ouvertures droites, gauches ou centrales. Les fûts des barrières sont le plus souvent en acier inoxydable plastifié. Suivant le degré de sécurité recherché, il est possible de compléter les barrières avec des tabliers de protection sous la lisse, gyrophare, illumination de la lisse, bandes palpeuses ou éclairage public… En outre, les portails ou barrières levantes disposent de nombreuses options pour une personnalisation, notamment des accessoires de contrôle d’accès : lecteurs de cartes de proximité ou claviers à code couplés avec la carte de la chambre, interphones ou vidéophones pour appel à la réception, détecteurs de boucle magnétique… Dans le cas de la vidéosurveillance, une ou deux caméras sont placées en façade devant les accès ou le portail. Le parking peut également faire l’objet d’une surveillance par caméras. Les écrans sont alors installés à la réception ou dans le bureau de sécurité.

Trois familles de grillages

En matière de clôtures, le grillage reste la solution la moins onéreuse mais, c’est aussi la moins sécuritaire. Tous les grillages proposés sont posés sur des tubes métalliques à crémaillère, de 50 ou 80 mm de diamètre, espacés au maximum de 2 m, et scellés en pied dans du béton. Ils se déclinent en trois familles : la simple torsion (dont la maille de 50 ou 80 mm n’assure qu’une fonction de délimitation des zones qui ne craignent pas l’intrusion), le treillis soudé maille 100 x 50 ou 50 x 50 mm (qui présente un bon niveau de sécurité) et les bordures défensives maille losange ou fil ondulé, d’un niveau de sécurité élevé. Adaptés à toutes les ­situations, les ­systèmes de clôtures en panneaux rigides bénéficient d’une grande résistance dans le temps, ainsi que des caractéristiques anti-intrusion très performantes pour les modèles hauts de gamme. Ils se composent de panneaux en fils soudés en acier galvanisé et plastifié, et de poteaux déclinés en différentes formes et diamètres, sur lesquels se fixent les panneaux.

Portillons assortis aux panneaux

Le quadrillage et l’étroitesse des mailles rendent particulièrement difficile l’escalade des clôtures. Les plus sophistiqués sont dotés d’un grillage à mailles étroites (12,7 x 76,2 mm), ­interdisant l’escalade à mains nues et compliquant fortement les tentatives de destruction et d’effraction. Il est également envisageable, à partir d’une certaine hauteur (150 à 160 cm), de placer des picots défensifs sur le haut des panneaux. Selon le degré de sécurité requis, les panneaux sont accrochés via des colliers ou clippés dans des gorges prévues à cet effet sur toute la hauteur du poteau. Dans ce dernier cas, l’ensemble est indémontable – il n’y a ni vis ni boulons – et la résistance à l’arrachement est surprenante. Plusieurs modes de pose sont envisageables. Pour la pose directe dans le sol, les pieds sont alors scellés dans le béton ; la pose sur muret implique le scellement des poteaux dans le béton ou le vissage de poteaux platines. Pour la pose en applique, le poteau est fixé le long du muret à l’aide de chevilles. Avec la clôture, les fabricants proposent des portillons assortis aux panneaux. À mailles soudées, ils sont fournis avec des charnières réglables et des serrures de sécurité. Ces clôtures s’accompagnent parfois d’occultations pour une plus grande intimité à l’espace clôturé. Constituées de lattes en bois ou PVC, elles se glissent, sans lien d’attache ­visible, à n’importe quel endroit. Plus simplement, rien n’empêche de cacher la clôture et la vue avec une haie vive.

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