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Chauffage Chaudières à granulés : le bois énergie haut rendement

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Chauffage Chaudières à granulés : le bois énergie haut rendement

sous forme de granulés, ou de plaquettes forestières, le chauffage au bois implique un stockage. Les silos peuvent être enterrés ou hors sol.

Les chaudières automatiques bois, grâce aux granulés, offrent désormais un confort d’utilisation identique à celles utilisant le fioul ou le gaz. Des générateurs utilisables dans l’individuel comme dans le collectif.

Lintérêt du bois-énergie croît. Ainsi, à la dernière édition d’Interclima (en janvier), les chaudières bois volaient presque la vedette aux générateurs fioul et gaz. Les techniques ont beaucoup évolué et, crise pétrolière oblige, le différentiel en terme de coût est en train de se réduire considérablement par rapport aux autres types d’énergie. Hier, il fallait dix ans pour le combler ; aujourd’hui trois à quatre ans sont nécessaires. Et demain, avec un baril à 100 dollars… L’intérêt de la ressource bois se présente comme une évidence : un combustible compétitif qui, produit localement, offre une indépendance énergétique, limite les risques de dérapage des prix car peu sensible aux crises internationales.

Principale source d’énergie. La consommation de bois-énergie pour le chauffage représente moins de 5 % de notre consommation totale et elle est majoritairement issue de bûches. Mais pour augmenter l’indépendance énergétique et tirer profit de tous les avantages de cette énergie – en termes d’emploi et d’environnement – l’Europe a placé le bois au premier plan dans sa démarche de développement durable. Aujourd’hui, il est la principale source d’énergie renouvelable de l’Union et représente la moitié de la production d’énergie primaire à partir des énergies renouvelables. Malgré ces chiffres, la part de ce matériau reste faible et ne couvre que 2 % de la consommation dans l’Union.

À l’horizon 2010, l’objectif est de produire 12 % de notre consommation énergétique à partir d’une source d’énergie renouvelable. Pour le bois, cela entraînera une augmentation de 100 % de la production, soit 45 Mtep (1). L’Institut technique européen du bois-énergie ­(Itebe) estime le marché à plus de 30 millions de ­logements à chauffer en Europe. En France, les ressources immédiatement disponibles sont de l’ordre de 3 Mtep, soit 15 millions de m3 de bois économiquement récupérables. Un potentiel qui, selon l’Itebe, pourrait fournir de l’énergie à deux millions de logements. Des chiffres qui ne tiennent pas compte de l’accroissement naturel des forêts (50 000 ha/an) et de la non-réalisation de certains travaux sylvicoles de type éclaircies.

Le bois-énergie a également des implications socio-économiques : investissement dans la forêt et contribution à son entretien (lutte contre les incendies), d’où création de richesse et d’emploi. 2 000 m2 de bois-énergie (volume foisonné) créent directement un emploi qualifié à temps plein.

Mais si le bois-énergie a la possibilité de rivaliser avec les autres énergies, ce n’est pas uniquement en raison de l’augmentation des prix du pétrole et du gaz et de son intérêt « socio-environnemental », c’est aussi parce que générateurs et combustibles ont profondément évolué. Il est évident pour tous les spécialistes que ces technologies ne peuvent se développer avec des cheminées, des inserts ou même des chaudières à bûches.

Pour que les prescripteurs et les maîtres d’ouvrage y trouvent un intérêt, il est indispensable de leur proposer des équipements qui apportent à l’utilisateur final un confort comparable à celui d’un chauffage fioul ou gaz : alimentation et allumage du combustible automatiquement, régulation performante, production d’eau chaude sanitaire, haut rendement, couplage à l’énergie solaire…

Or, de nouvelles générations de combustibles – les plaquettes et plus récemment les granulés – couplées à une nouvelle génération de chaudières automatiques, apportent cette fiabilité. Ainsi les granulés, livrés par des camions-souffleurs, sont stockés dans des silos qui ne prennent pas plus de place qu’une cuve à fioul. Ils peuvent procurer, selon les capacités de stockage, jusqu’à un an d’autonomie. Fabriqués à partir de sciures de bois compressées, très denses et très secs (humidité 8 %), ils disposent d’un pouvoir calorifique de 4 600 kWh au minimum par tonne. De la forme d’un cylindre de 6 à 9 mm de diamètre et d’une longueur moyenne de 2 cm, ils ont une masse volumique de 0,7 t/m2. À titre de comparaison, 2 kg de granulés de bois correspondent à environ 1 litre de fioul. Mais la grande spécificité de ce combustible est qu’il coule comme du grain, ce qui simplifie les systèmes de livraison, de stockage et d’alimentation des appareils de chauffage et donc leur coût. De leur côté, les générateurs de dernière génération se caractérisent par de faibles émissions et par un rendement élevé. Ils sont livrés en unité compacte, ne nécessitant pas de montage sur place. Les granulés homogènes peuvent y être brûlés de manière simple et contrôlée, la puissance thermique pouvant être réglée entre 10 et 100 %. Contrairement aux autres chaudières automatiques à bois, celles à granulés sont disponibles à partir d’une puissance réglable de 3 kWh. D’où une utilisation facile en maison individuelle, comme en logement collectif.

Régulation intégrée. Concrètement, un dispositif à vis sans fin alimente le brûleur en granulés selon la demande. Le brûleur est doté d’un système d’allumage automatique des granulés et d’une ventilation mécanique qui permet de moduler la puissance. De son côté, une régulation intégrée à la chaudière adapte le fonctionnement selon les besoins de l’installation en chauffage et éventuellement en eau chaude sanitaire.

Prochaine étape pour ces générateurs : la basse température. Actuellement testée en Autriche, la chaudière P3 de Fröling, nommée au palmarès de l’innovation d’Interclima, est équipée d’un échangeur de chaleur d’un type nouveau, capable de fonctionner en basse température sans formation de condensation et dont la température de départ peut être diminuée jusqu’à 35°C. Avec ce principe, on minimise les pertes par rayonnement, tout en obtenant une adaptation permanente au besoin de chaleur du moment.

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