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Carapace identitaire et sécurisée en zinc-titane

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Carapace identitaire et sécurisée en zinc-titane

© (Docs. 11h45 photographes.)

La volumétrie « plissée » de ce bâtiment a induit le recours à des solutions techniques particulières, notamment pour la structure et l’enveloppe, afin de concilier sécurité, convivialité et efficacité énergétique.

Le programme de ce centre socioculturel se traduit au rez-de-chaussée dans la définition des deux espaces principaux : une salle polyvalente dans l’angle nord-est et un atelier de menuiserie au sud-ouest. Chaque entité dispose de ses propres sanitaires et locaux annexes, mais le hall et l’accueil en position centrale sont communs. L’étage abrite des salles d’activité et de formation, ainsi que l’administration.

Les fonctions sociales et culturelles peuvent être physiquement séparées par des panneaux coulissants au rez-de-chaussée, mais dans la philosophie du projet, il s’agit d’un « édifice public unique offrant des activités diversifiées, au cœur d’un quartier sensible ». En effet, le centre Origami - du nom de l’objet en papier plissé typique d’une forme de design traditionnel japonais - est implanté dans une ancienne cité ouvrière, datant d’un lointain âge d’or de l’industrie textile. Ce quartier fait l’objet d’un important programme d’amélioration du cadre de vie, incluant des interventions sur l’habitat, l’arrivée du tramway, la création d’un écoquartier et d’équipements publics, dont ce centre est l’emblème.
Ce contexte explique le parti retenu par l’architecte Paul Le Quernec. Une volumétrie spectaculaire, issue de l’articulation de triangles, compose une carapace métallique noire et opaque qui confère au « centre Origami » une identité forte, en contraste avec les austères barres de logement présentes aux alentours. Afin de répondre aux exigences sécuritaires du cahier des charges, le bâtiment est enveloppé d’une solide vêture de zinc-titane fixée sur d’épais caissons en bois préfabriqués. En effet, le bâtiment a été conçu afin de résister au vandalisme, d’où les grilles devant les fenêtres basses, les résilles acier, les plaques de polyuréthanne anti- escalade et la vêture en zinc-titane sur support rigide.
La dalle du rez-de-chaussée occupe intégralement le rectangle de la parcelle (20 x 40 m de côté). Au-dessus, le volume subit des effets de torsions, afin notamment d’orienter des vues sur le parc voisin. Les angulations des 12 facettes des façades se prolongent dans les mouvements de la toiture.

vous lisez un article des Cahiers Techniques du Bâtiment N°329

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