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C’est « Ready2services » pour le bâtiment intelligent

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C’est « Ready2services » pour le bâtiment intelligent

© © FERNANDO JA VIER URQUIJO

Le label Ready2Services (R2S), qui garantit la qualité des services informatiques proposés par un bâtiment et leur interopérabilité, vient d’être lancé par la Smart Building Alliance et Certivéa. Il est pour l’heure limité au tertiaire.

 

Annoncé initialement pour l’automne 2017le label Ready2Services (R2S) se faisait désirer. La Smart Building Alliance (SBA) et Certivéa ont finalement dévoilé leur outil le 26 juin à Paris devant une large audience. Cette nouvelle marque, réservée pour le moment aux bâtiments non résidentiels, vise à évaluer la qualité des services informatiques offerts par un site et, notamment, leur interopérabilité. Elle peut distinguer un programme immobilier pendant sa phase de conception, de réalisation ou d’exploitation.

En fonction de sa note, le projet décroche un des quatre niveaux de certification. Ceux-ci s’échelonnent de « Base » à « Trois Etoiles ». « Cette gamme couvre tous les usages possibles du numérique dans la construction. Elle va du bâtiment connecté, qui garantit une connexion avec l’extérieur, jusqu’au bâtiment serviciel, qui facilite la vie de l’occupant grâce au numérique », explique Alexis Perez, chef de projet au sein de la direction de l’innovation de Certivéa. Douze immeubles ont déjà reçu cette attestation à la suite d'une opération pilote. Le coût de cet audit est compris entre 7 000 et 35 000 euros.

Toutes les couches sous IP

La grille de notation du label s’intéresse à six caractéristiques propres à ce domaine. En premier lieu, à l’image du référentiel américain WiredScore, l’auditeur se penchera sur l’accès à internet proposé. Celui-ci doit être assuré en filaire et en radio dans tous les locaux. La redondance de l’installation câblée, ainsi que la possibilité de l’étendre, compte aussi parmi les critères observés.

Seconde thématique, l’architecture du réseau prescrite par le label prêtera sans doute à de longs débats. Le protocole IP doit régir toutes les communications, même au niveau de la couche matérielle. La SBA défend cette approche depuis sa création, afin de faciliter les échanges d’information entre les différents systèmes.

Les préconisations portant sur les interfaces numériques partagent ce souci d’interopérabilité. Les diverses applications agrégées dans un édifice doivent employer des langages standardisés. Cette démarche ouvre la voie à un dialogue entre le bâtiment et l’extérieur. La création d’une maquette numérique, notamment en vue d’un usage en phase d’exploitation, est également conseillée, mais reste facultative. En outre, le label ausculte la sécurité informatique associée à ces dispositifs.

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