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Bureau passif, sept ans de performance

Hubert d 'Erceville

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Bureau passif, sept ans de performance

ALe bâtiment passif a reçu le prix Lorraine Qualité environnement en 2009 pour ses innovations de conception.

© Cnidep

Conçu selon les principes d'analyse du cycle de vie (ACV), ce bâtiment tertiaire fait figure de pionnier. Après sept ans d'utilisation, il répond toujours aux objectifs qui lui sont assignés. 1. Programme - Couvrir les 14 cibles HQE, et plus encore Ce n'est pas parce qu'une construction n'a ni label ni certificat qu'elle n'est pas performante. La preuve : pensé dès 2003, édifié en 2008-2009 à Laxou (54) par le Centre national d'innovation pour le développement durable et l'environnement dans les petites entreprises (Cnidep), ce bâtiment tertiaire passif est l'un des premiers à avoir mis en œuvre les critères d'analyse du cycle de vie (ACV). Sur un seul niveau de 366 m² (Shon), il accueille sept bureaux de 12 à 17 m² (47 postes de travail), un espace d'exposition, une grande salle de réunions, un hall d'entrée et des espaces techniques. Même s'il respecte les quatorze cibles du référentiel haute qualité environnementale (HQE), il n'en possède pas le certificat. Cela pour des raisons économiques. « Nous avons choisi de nous en passer préférant investir dans la qualité des équipements et des matériaux la dizaine de milliers d 'euros nécessaires pour être certifié », justifie Philippe Mucchielli, directeur du Cnidep.  Paradoxe : le projet est tellement innovant qu'il a reçu, en 2009, le prix Lorraine Qualité environnement attribué par la présidente nationale de l'association HQE. Ressentis visuel, physique ou olfactif font partie des critères Le Cnidep a donc établi ses propres règles à partir du référentiel HQE pour réaliser un bâtiment performant en termes de confort, de qualité de l'air, avec des matériaux biosourcés et une faible dépense énergétique (géothermie, chauffe-eau solaire et panneaux photovoltaïques). Confort visuel, luminosité, ressenti physique et perception olfactive font aussi partie de la démarche. Ce que ne prennent pas forcément en compte les labels ou certificats classiques de type BBC (bâtiment basse consommation) ou Bepos (bâtiment à énergie positive), qui, la plupart du temps, se focalisent sur un élément de confort ou d'usage, principalement l'énergie. L'isolation, l'inertie thermique et la ventilation sont aussi particulièrement soignées. Un soin qui représente un réel surcoût, évalué à près de 20 % par rapport à une construction classique. Mais alors, un tel investissement est-il rentable ?   A  B  C  D Six mois ont été nécessaires pour obtenir toutes les autorisations techniques pour ce bâtiment original.Tous les lots ont été attribués sur des critères de performance : une structure bois (A) et murs extérieurs en briques[…]

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