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Boîtes aux lettres : des performances valorisées par la certification

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Boîtes aux lettres : des performances valorisées par la certification

1. Chaque utilisateur possède sa propre clé mais une seule suffit aux services de La Poste pour accéder aux boîtes. (Doc. Rentz.)

Depuis la mise en place d’une certification incluant des critères de performances, les produits se sont fortement améliorés en matière de résistance à la corrosion et à l’effraction.

Au cours des dix ­dernières années, la réglementation concernant les boîtes aux lettres a beaucoup évolué notamment sous l’impulsion de l’Union sociale pour l’habitat et de l’Afnor. La normalisation qui s’intéressait aux dimensions des boîtes est désormais tournée vers une certification des produits qui doivent répondre à des exigences de performances notamment sur la résistance aux agressions ou à la corrosion. Ainsi, dans les habitats collectifs et individuels – dont la date de demande de permis de construire est postérieure au 12 juillet 1979 – les boîtes à lettres doivent être conformes aux normes de juillet 2003 (voir encadré). Celles-ci spécifient 3 classes de résistance à la corrosion : grades 2, 3 et 4 pour les boîtes aux lettres intérieures et grades 3, 4 et 5 pour les boîtes aux lettres extérieures. Ainsi que de 2 classes de résistance aux agressions : résistance à l’effraction grade 1 (obligatoire), résistance au vandalisme grade 2 (optionnelle).

En conséquence, cette certification a fait évoluer les produits sur ces critères. « Tous les produits que le Cupi (1) a sélectionnés en 2006 ont déjà obtenu les classements les plus élevés possibles. D’ailleurs, beaucoup de produits se sont améliorés – surtout sur la résistance à l’effraction – en respectant les normes de juillet 2003 », explique Didier Grollier, chargé d’affaires à la direction de la prescription à Habitat et Territoires Conseil. Aujourd’hui, pratiquement tous les produits étant certifiés anti-effraction au niveau unique imposé par la norme, il serait sans doute intéressant pour le décideur d’achat d’avoir un degré d’information supplémentaire sur les niveaux de qualité. Et cela nous amène à nous interroger : plusieurs grades de résistance aux agressions ne devraient-ils pas être créés, pour établir une hiérarchie dans la qualité des produits, et permettre au maître d’ouvrage d’adapter un produit à un contexte donné ?

En se référant à la norme NF 27 404, les boîtes aux lettres destinées à la desserte d’un immeuble collectif doivent être regroupées en ensembles homogènes appelés « batteries de boîtes aux lettres ». Chacune doit correspondre à un nombre de logements facilement identifiables. Un espace libre de 1,20 m au minimum doit être prévu devant la face de distribution. Dissuasif vis-à-vis du vandalisme, l’éclairage doit être suffisant pour permettre la lecture des inscriptions. La hauteur de pose est réglementée : 40 cm au-dessus du sol pour la fenêtre d’introduction de la rangée la plus basse et 180 cm pour la fenêtre de la rangée la plus élevée. Les revêtements sont conçus pour être résistants aux tags, et aux produits utilisés pour les effacer. En effet, l’intérêt du graffiti (appropriation du site ou moyen de communication) pour le taggeur est qu’il reste visible le plus longtemps possible.

Des accès aux boîtes sécurisés

Pour limiter les agressions extérieures, les qualités intrinsèques de ces batteries doivent être complétées par quelques règles simples d’installation : pose dans un sas constitué par deux portes d’accès à l’immeuble, et fixation sans laisser de prise entre chaque ensemble et le mur. D’une manière générale, les ­organismes de HLM installent des produits garantis deux années, voire cinq, pour une durée de vie normale d’une dizaine d’années. Ainsi, ils ne contractent pas d’assurances pour les boîtes aux lettres et préfèrent intégrer le coût des réparations dans les charges. Parmi les produits sélectionnés par les HLM, les constituants utilisés sont en acier avec une protection électrozinguée ou aluminium-zinc. Une batterie de boîtes aux lettres est constituée d’une structure, d’alvéoles individuelles et de portes collectives intégrant les portes ­individuelles. La face avant de la batterie se compose d’une ou de plusieurs portes découvrant les cellules individuelles d’au minimum 260 x 260 x 340 mm. La porte collective permet à l’agent distributeur d’avoir accès à la ­totalité des cellules individuelles afin d’y déposer des paquets. Sa serrure est fournie et installée par les services techniques de La Poste, le fabricant fournissant seulement la came. Les dimensions de la fenêtre d’introduction du courrier – largeur 230 mm x hauteur 24 ± 2mm – tiennent compte des prescriptions de la norme européenne et des services postaux. Quelle que soit la conception de la boîte, chaque porte individuelle doit engager une section de sortie au moins égale à la section d’entrée dont dispose l’agent du distributeur. Concernant l’identification, toutes les boîtes aux lettres d’une même batterie doivent comporter sur la porte collective une numérotation de bas en haut et de gauche à droite, et un porte-étiquettes avec le(s) nom(s) des titulaires de la boîte.

Chacune est équipée à l’intérieur d’un autre porte-étiquette afin que l’agent-distributeur puisse encore visualiser le titulaire de chaque cellule individuelle lorsque les portes collectives sont ouvertes. Un tableau nominatif intégré ou fixé à proximité des boîtes aux lettres doit comporter dans l’ordre alphabétique : le nom de tous les locataires, copropriétaires ou tiers vivant sous le même toit, celui de la boîte correspondante et la situation du logement. Il est dimensionné de façon à afficher un nombre d’étiquettes de 30 % supérieur au nombre de boîtes. À noter que les services « distribution » de La Poste sont à la disposition des maîtres d’ouvrage, architectes, propriétaires et gestionnaires pour tout problème particulier.

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