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Béton sur mesure pour chantier “Top and Down”

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Béton sur mesure pour chantier “Top and Down”

© Doc. BASF

L’opération Ecowest consiste en deux bâtiments comprenant huit niveaux hors sol et cinq niveaux de parkings en sous-sol, soit 58 800 m2 de bureaux au cœur de la Zac Front-de-Seine (Levallois-Perret). Ce programme d’envergure doit être mené dans des délais très courts (13 mois pour le gros œuvre). « Raison pour laquelle la méthode constructive “Top and Down”, qui garantit des cadences rapides, figurait déjà dans l’appel d’offres », indique Olivier Goublin, directeur de travaux chez Léon Grosse, en charge du lot gros œuvre. Cette méthode consiste à élever les niveaux en même temps que les infrastructures : l’entreprise a donc réalisé en premier lieu un plancher bas au niveau -1, avec un plancher haut pour assurer les transferts de charges. De là, elle a lancé les travaux de terrassement (82 000 m3) « en taupe » (c’est-à-dire sous terre) et la réalisation des planchers d’étage en étage, de -2 à -5, en même temps que la superstructure. De quoi gagner près de cinq mois sur les délais du chantier !
« Le choix de cette technique constructive, rare à une telle échelle, a impacté la formulation du béton employé pour les infrastructures (radiers, planchers), d’autant que pour des raisons logistiques, il fallait pouvoir le pomper », enchaîne Serge Fabre, ingénieur chimiste et expert béton de l’entreprise. En effet, compte tenu des dimensions exceptionnelles des fondations (une « boîte » de 70 x 100 m), le BET Khephren Ingénierie a déconseillé d’utiliser des joints de dilatation dans les planchers, car cela aurait ramené des efforts trop importants sur les poteaux situés aux angles (préalablement mis en place par l’entreprise titulaire du lot fondation) ou occasionné des fissurations dans les planchers. Il importait donc de formuler un béton à très faible retrait - les bétons courants se situent ordinairement entre 450 µm/m et 600 µm/m. « Ici, le béton présente un retrait inférieur à 300 µm/m à l’infini, précise l’ingénieur. Il répond à toutes les contraintes : sa résistance, obtenue par réduction de la teneur en ciment et en eau, exploite tous les potentiels des adjuvants issus du concept Low Viscosity Concrete de BASF [NDLR : deux superplastifiants et un optimisateur de maniabilité]. Grâce à quoi on obtient la fluidité nécessaire à une mise en œuvre par pompage et à des planchers présentant une pente de 1 à 2 %. C’est en quelque sorte la technicité du génie civil mise au service d’un bâtiment ! »

N°349

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