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BÉTON Restauration du béton à Saint-Pierre de Firminy

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BÉTON Restauration du béton à Saint-Pierre de Firminy

L’église Saint-Pierre de ­Firminy, l’une des dernières ­conceptions de Le Corbusier dont la construction a été entreprise par vagues successives depuis 35 ans, devrait être achevée début 2006 sous l’impulsion de Saint-Etienne Métropole. Préalablement à la réalisation des parties supérieures, c’est à l’agence Spie Batignolles Technologie du Bourget-du-Lac (Savoie) qu’a été confiée la mission de restauration du béton existant, selon des critères financiers et de références. L’agence, spécialisée dans le diagnostic, traitement et réparation des bétons à caractère historique, et le renforcement de structures à base de fibre de carbone, a notamment travaillé sur la Cité radieuse et la Maison du Brésil, deux autres œuvres majeures de l’architecte. La première partie a porté sur le traitement préventif et curatif de la corrosion des armatures du béton armé, soit 1 200 m2 de parement extérieur du soubassement et quelques parties intérieures. Le procédé, développé par Spie, est une solution inhibitrice à base minérale, notamment phosphate. Elle renforce le film de passivation naturelle par activation de l’oxygène et forme un film de phosphate de fer, et ralentit les phénomènes électro­chimiques de nature à provoquer la corrosion. Sa composition est unique mais sa méthodologie d’application (concentration et nombre d’applications) varie pour s’adapter aux caractéristiques du béton en place, porosité et capillarité notamment. Après application du traitement à très basse pression par pulvérisation, des carottages ont été effectués en différentes profondeurs pour vérifier la pénétration. L’opération a nécessité 1 200 l de solution, soit environ 400 l de produit pur, et s’est déroulée en 1 mois (2 à 3 personnes).

Une équipe de 4 personnes a aussi travaillé pendant 8 mois à la réfection du béton existant très hétérogène (10 % de béton repris sur les 4 800 m2 en place), afin de lui redonner sa texture et sa couleur d’origine. Un nettoyage d’ensemble des bétons encrassés à 200 bar, un hydrogommage puis une dépose des anciens isolants intérieurs ont été entrepris, suivis d’une phase de sondage pour déterminer les zones creuses, et d’une purge pour faire tomber les bétons non-adhérents. Pour récupérer les couleurs originelles, Spie a prélevé et analysé en laboratoire des échantillons, afin de caractériser les pigments à introduire dans les mortiers prêts à l’emploi. La texture, plus affaire d’expérience visuelle, a été retrouvée en utilisant des planches de coffrages et en ajoutant des graviers en finition. Coût total de l’opération : 150 000 € HT.

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