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Bâtiments centenaires discrètement isolés

Bâtiments centenaires discrètement isolés

La résidence, dite aussi « Cité rouge », comporte onze bâtiments en R+6 pour 473 logements, dont la grande majorité sont des T2 et T3.

© Alexis Toureau/Brezillon

Vestige de l'habitat social à ses prémices, cette habitation à bon marché (HBM) de l'Est parisien fait actuellement l'objet d'une réhabilitation lourde, soucieuse de préserver sa qualité architecturale.

Située dans le 19e arrondissement de la capitale, près des Buttes-Chaumont, la résidence Bolivar-Chaufourniers-Moreau est un ensemble emblématique des HBM bâties à Paris et en Île-de-France dans l'Entre-deux-guerres. Construite entre 1924 et 1930, elle comporte onze bâtiments en R+6 de morphologies différentes, certains étant disposés en bandes à l'intérieur d'une ceinture formée par les autres, suivant le principe de la « cité jardin ». La réhabilitation d'envergure actuellement menée par Paris Habitat sur les 26 cages d'escalier (pour 473 logements) que totalise l'opération succède à une rénovation Palulos remontant aux années 90 qui avait dégradé le bâti, causant d'importants problèmes d'humidité et de fuites. Au-delà de la résorption de ces pathologies, elle vise à améliorer le confort des résidents ainsi que la performance énergétique des bâtiments, dans le cadre d'une intervention tiroir en site occupé.


L'intervention a permis de conserver un grand nombre d'éléments d'origine comme les cheminées ou parquets en chêne. Quant aux nouvelles menuiseries, elles reprennent le dessin initial des baies.

Toutes les cages d'escalier sont revêtues d'un parement en mignonette (béton de gravillons) couronné d'une frise de céramique voué à rester apparent, sauf sur les paliers intermédiaires où les gaines techniques ont été aménagées.

Un existant protégé, mais daté

La conception des logements, héritée d'une époque où les modes d'habiter étaient différents, se caractérise par de faibles surfaces d'habitabilité, des pièces commandées les unes par les autres, des salles de bains qui avaient été aménagées dans les années 90 dans les toilettes d'origine, souvent d'une grande vétusté, ce qui nécessitait a minima la réfection des pièces d'eau, mais aussi le déplacement de certaines cloisons. Ces modifications du plan ont dû s'articuler avec[…]

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