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Bâtiment connecté

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Quelle révolution annonce donc l’arrivée dans l’habitat des acteurs de la sphère internet ? Google et sa filiale Nest ont misé largement sur leur puissance marketing pour lancer un thermostat intelligent. Ils auraient presque réussi à nous faire croire que Madame ramènerait l’objet à la maison dans son panier, au même titre qu’un flacon de shampooing. Ce petit mensonge vite détecté, il n’en reste pas moins que le produit et l’écosystème proposés parallèlement impressionnent par la multiplicité des usages et leur simplicité apparente. Dans la même veine - quoique moins clinquant -, la start-up nantaise Qivivo a développé son propre thermostat connecté dont l’intelligence est, elle, déportée sur des serveurs. Intéressé, Saint-Gobain a décidé de prendre quelques parts dans la jeune pousse et de l’accompagner. Voilà pour deux exemples emblématiques d’objets connectés. Mais ce que l’on nomme rapidement « bâtiment connecté » est en réalité protéiforme. L’intelligence embarquée, les automatismes et la connexion au réseau sont trois technologies distinctes que l’on associe bien vite. S’ajoutent à cette complexité, des produits et prestations tout à fait différents proposés par les industriels ou les intégrateurs, pour la maison individuelle, le logement collectif et le tertiaire. L’arrivée chez le particulier de Google, Apple (avec son concept domotique Home Kit, dont la télécommande universelle serait l’iPhone) et des nombreuses start-up de l’internet des objets ne semble guère émouvoir les acteurs traditionnels de la gestion technique du bâtiment. Malgré tout, la multiplicité des services de ces petits nouveaux met en exergue la nécessité d’accélérer l’interopérabilité de leurs systèmes, afin qu’ils puissent, eux aussi, offrir davantage de possibilités.

L’institut d’études Xerfi envisage sérieusement un scénario dans lequel tout ceci continuerait à n’être que gadgets. Comme cela a longtemps été le cas pour la domotique. Ce serait là une façon d’atténuer les nouveaux risques que ne manque pas de générer le bâtiment connecté. Nous en évoquons trois dans ce dossier : l’usage abusif des données concernant les occupants d’un bâtiment, au travail comme à la maison ; la fiabilité d’objets dont le nombre explose mais la pérennité est loin d’être assurée ; enfin, la question des ondes diffusées par tous les systèmes sans fil.

N°343

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