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Ascenseurs hydrauliques : solution économique pour petits immeubles

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Ascenseurs hydrauliques : solution économique pour petits immeubles

Cette technologie ancienne permet d’installer – sans qu’il soit nécessaire de créer une gaine – des ascenseurs confortables pouvant libérer trois faces de la cabine.

Dans les immeubles de six étages au maximum, la solution oléopneumatique présente de nombreux avantages pour les maîtres d’œuvre ou pour les maîtres d’ouvrage. Cette technologie, très en vogue au début du xxe siècle, s’est considérablement modernisée pour s’adapter aux exigences actuelles du confort à une vitesse de déplacement vertical allant de 0,2 à 1 m/s.

Elle reste toutefois très simple. La cabine est portée par un étrier circulant sur deux rails verticaux, scellés sur un seul mur porteur ou sur les nez des dalles d’étage. Le déplacement de l’ensemble est assuré par un vérin hydraulique qui met en mouvement le câble porteur pour assurer une course de l’étrier de 17 m maximum. Destiné à soulever une cabine d’environ 220 kg à vide avec une charge maximum de 630 kg, le vérin est alimenté par une ­centrale hydraulique délivrant une pression hydraulique de 25 à 35 bar. Le pilotage du fluide est assuré par un servo­moteur fonctionnant « pas-à-pas ». La course du vérin direct étant trop longue, les vérins utilisés sont télescopiques ou moufflés pour réduire la longueur du cylindre de leur piston, sans obérer la hauteur de déplacement de la cabine. ­L’armoire électrique de manœuvre est installée également sur le mur porteur ou dans la gaine, mais, pour des raisons de sécurité et de maintenance, le boîtier de pilotage est placé de manière à être accessible depuis l’extérieur.

Des contrats de maintenance moins onéreux

Cette technologie ne nécessite aucun local technique. Dans les versions les plus récentes, le vérin et la centrale hydraulique sont placés dans l’espace libre entre les rails de déplacement alors que sur les modèles classiques, la centrale peut être installée à proximité, jusqu’à 10 m de la gaine. La technique est également plus économique : de 15 à 30 % sur le coût fourniture et la pose de l’équipement. L’installation est réalisée à la ­demande.

Ainsi, selon la circulation verticale, le vérin sera plus ou moins grand et plus ou moins puissant. Tout dépend du nombre d’étages à franchir et du poids à déplacer (taille cabine et nombre de personnes admises).

La centrale hydraulique et la puissance de sa motorisation électrique seront définies en conséquence. Côté fluide hydraulique, il faut noter que l’huile classique de ces installations est maintenant remplacée par un fluide biodégradable, non toxique, ­offrant une meilleure stabilité en fonction de la température. En terme d’énergie consommée, la solution hydraulique est équivalente à l’électrique. Si la puissance électrique demandée par la pompe pour monter la cabine est plus élevée que dans l’ascenseur électrique, ce surplus d’énergie est compensé par l’absence de ­demande à la descente qui se fait par ­gravitation. La disposition des rails libère trois côtés de la cabine permettant ainsi de positionner trois emplacements d’ouverture ou de créer des parois vitrées. Cette dernière solution permet une intégration facile en pose extérieure, sans dégrader fortement l’architecture de la façade. Les cabines peuvent être réalisées à la demande pour s’adapter à la configuration du bâtiment. De nombreuses ­décorations ­intérieures de ­cabines – matériaux et finitions – sont proposées par le fabricant. Lors d’une réhabilitation, refaire l’agencement intérieur de la cabine est un bon moyen « palpable » pour rassurer et montrer aux utilisateurs que des travaux ont été effectués sur leur ascenseur.

Notons également que les appareils existants sont moins contraignants à remettre aux normes selon la loi De ­Robien.

Contrairement aux appareils électriques, ces ascenseurs n’ont pas besoin de parachute en montée car ils ne possèdent pas de contrepoids. De plus, « les contrats de maintenance sont moins onéreux que ceux proposés pour la technologie électrique », précise Olivier Rondin, directeur général de la société Oléodyne.

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