À Annemasse, un premier CPE de services fructueux

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Pour ses six sites les plus énergivores, la municipalité a conclu avec Spie sud-est un contrat de performance énergétique sur huit ans. Dès la première année, la consommation d’énergie finale a été réduite de 29 %, avec pour seuls investissements des équipements de CVC.

Début 2012, la ville d’Annemasse (Haute-Savoie) a missionné le bureau d’études Setec Ingénierie afin d’effectuer un audit de son patrimoine immobilier. Celui-ci a abouti à l’identification des six sites les plus énergivores, incluant deux bâtiments récents, dont la performance n’était pas celle espérée. « Les trois dernières années d’exploitation servaient de référence. Nous n’avons donc pas retenu les sites qui venaient de faire l’objet ou allaient nécessiter des travaux », confie Philippe Pelissier, responsable du service « énergie » à la ville.

Un an plus tard, un appel d’offres était lancé pour établir un contrat de performance énergétique (CPE) de services, avec des investissements dans les équipements de chauffage, ventilation, climatisation (CVC). L’objectif initial était de réduire de 23 % la consommation d’énergie thermique finale, évaluée suivant la méthode IPMVP (International Performance Measurement and Verification Protocol). L’ensemble de la consommation d’énergie fossile est intégrée et, sur deux sites - la maison des sports et le complexe Martin-Luther King où les usagers pèsent peu -, la consommation électrique est également prise en compte. L’exploitant s’engage sur un contrat de huit ans, avec des objectifs de performance énergétique. Il prend en charge l’intégralité des investissements et se rembourse sur les gains obtenus, avec un système de bonus-malus établis par rapport aux factures réelles. L’appel d’offres a été remporté par Spie sud-est, avec un objectif de 24,8 %.
Les six sites concernés sont le complexe Martin-Luther King, la récente maison des sports, l’hôtel de ville qui date de la fin du XIXe siècle, ainsi que trois écoles construites à des époques différentes : le groupe scolaire Saint-Exupéry (2009), l’école primaire Marianne-Cohn rénovée dans les années 2000 et le groupe scolaire les Hutins, qui a conservé son enveloppe des années 1970, sans isolation et avec de simples vitrages. Tous étaient chauffés majoritairement au gaz naturel, sauf l’école les Hutins, chauffée aux deux tiers au fuel. Pour cette dernière et l’hôtel de ville, la ventilation est naturelle ; pour les autres, elle est mécanisée en simple flux (maison des sports et complexe Martin-Luther King) ou double flux, avec des échangeurs de chaleur à eau glycolée/air peu efficaces. Les émetteurs sont principalement des radiateurs, quelques planchers chauffants et des centrales de traitement d’air pour le gymnase. Seul le complexe Martin-Luther King est rafraîchi par un groupe froid à condenseur déporté. L’éclairage est commandé par des interrupteurs manuels, à l’exception de la maison des sports, pilotée par une gestion technique centralisée.

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