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8 tonnes de bois de réemploi

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8 tonnes de bois de réemploi

© Aurélien Chen

Le réemploi chemine doucement dans les pratiques. La construction d'une ombrière éphémère, à Paris, démontre que des éléments de bois du second oeuvre peuvent être réutilisés.

Cet été, la maison des économies solidaires et innovantes Les Canaux (paris XIXe) s’est dotée d’une ombrière éphémère de 175 m2 mettant en œuvre 89,5% de bois en réemploi. Fruit d’une démarche associant le collectif Re-Store, spécialisé dans le réemploi et l’éco-conception, le fab lab WoMa et l’agence WAO Architecture avec le concours du bureau d’études RBS, le projet a été élaboré directement à partir de la ressource. « Sur les deux mois dont nous disposions pour concevoir et livrer cette installation, beaucoup de temps a été consacré à l’identification d’un gisement, explique l’architecte Minh Man Nguyen (WAO). Au départ, on tablait sur le bois d’étagères issues d’une déconstruction, proposées par la plateforme Réavie. Lequel s’est avéré inutilisable en raison de la présence de plomb, ce qui nous a obligés à revoir entièrement la conception ». La structure est constituée de madriers fournis par un échafaudagiste - soit 8,5 m3 de bois revalorisé, complétés par 1,2 m3 de bois neuf pour les contreventements et renforts (une fois le gisement épuisé). Quant aux 400 éléments de la toiture, inspirée par la forme d’une coque de bateau, ils proviennent du démantèlement d’un lot de portes de caves, pour l’équivalent de 2 m3 de bois ; et de bois neuf (à raison de 0,4 m3) utilisé pour la confection des peignes. « Nous sommes restés au plus près de la ressource disponible, et les pièces ont été calepinées de manière à ce qu’il y ait le moins de perte possible – 5 % à la découpe et 5 % dus au pourrissement de certains madriers », poursuit l’architecte. Les assemblages (tiges filetées et boulons pour la structure, vis pour la toiture) ont permis le démontage et le stockage de l’ombrière en vue d’une possible troisième vie. Cette construction a été financée à hauteur de 45 000 € HT, complétés par un apport en bénévolat à hauteur de 15 000 HT, pour un ratio de 342 342 € / m². Il faut souhaiter qu’à l’avenir ce processus de conception basé sur le gisement puisse s’inverser, à la faveur d’une massification des matériaux éligibles au réemploi.

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