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3 Maintenance L’entretien régulier du réseau s’avère indispensable

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3 Maintenance L’entretien régulier du réseau s’avère indispensable

Le caisson d’extraction de type KCR-400 pour l’air vicié comporte une trappe de visite et un bouchon de purge. Il est extractible sur glissière.

Force est de constater que les installations de ventilation ne sont pas toujours correctement entretenues, malgré la réglementation sur les débits d’air neuf comme le Règlement sanitaire départemental type (Rsdt – article 64.1) et le Code du travail (décrets du 7/12/84 et du 29/05/92). En pratique, une maintenance régulière est indispensable. Une fois par an au minimum, les filtres devraient être remplacés, les bouches et diffuseurs d’air nettoyés, les extracteurs d’air et les caissons de ventilation entretenus, avec nettoyage des pales, et vérification des courroies, ­roulements, connexions électriques, etc. La fréquence d’entretien recommandée est même bi-­annuelle pour les bouches d’extraction et les filtres dans certaines situations d’encrassement plus rapides comme dans les systèmes à double-flux.

Plus conséquent, le désencombrement complet des conduits et des gaines souples doit être réalisé tous les trois à cinq ans, au minimum tous les dix ans, là aussi en fonction de l’encrassement. Les méthodes ont considérablement évolué. Le dépoussiérage se fait par pression cyclonique, avec des obturateurs pneumatiques étanches et un aspirateur à l’autre extrémité. Les poussières et dépôts sont ainsi aspirés et repoussés par la double action du dépoussiéreur mobile. Cette opération est complétée par un brossage mécanique, avec une brosse rotative. Enfin, une désinfection du réseau est parfois nécessaire. Elle est alors réalisée depuis la centrale de traitement d’air par voie aérienne, grâce à la microdiffusion d’un produit bactéricide et fongicide, qui chemine tout le long du ­réseau. Tous les dix ans, certains équipements nécessitent d’être changés, comme les régulateurs.

Un réseau lisse et rigide

Pour concevoir une nouvelle installation de ventilation facile à entretenir, plusieurs principes s’imposent. En tertiaire, le RSDT stipule que les entrées et prises d’air neuf doivent être installées à 8 m au minimum de toute source de pollution, tels que des véhicules ou un rejet d’air vicié. Par ailleurs, la vitesse dans les conduits doit être d’environ 4 m/s afin d’éviter les nuisances sonores, ce qui définit le diamètre des gaines. Afin d’éviter les pertes de charges et de minimiser l’encrassement, le réseau doit se concevoir le plus linéaire possible, sans obstacles, ni aspérités à l’intérieur. Chaque composant ajouté (volet coupe-feu, silencieux, coude, tête de branche, piquage ou registre de ventilateur), doit être accessible à l’entretien, grâce à des trappes de visite en amont et en aval. Ainsi, sur un segment linéaire une trappe est nécessaire tous les 3 à 6 m. Ses dimensions doivent permettre de faire circuler un robot ou une brosse afin d’intervenir sur chaque segment. Afin d’éviter la croissance des micro-organismes, le taux d’humidité doit rester inférieur à 80 % en tous points. Enfin, dans le cadre de la RT 2005, les réseaux de conduits rigides sont la référence. Les réseaux de gaines à flexible sont à éviter et les piquages aux collecteurs sont trop souvent réalisés de la sorte. Il peut s’agir de flexibles spiralés fragiles, susceptibles de se perforer et qui s’encrassent rapidement.

Une installation étanche

Afin d’améliorer l’étanchéité des réseaux ­aérauliques, il convient de traiter en priorité les connections et raccordements d’où proviennent la majeure partie des défauts. Ce sont bien les accessoires des réseaux, ­davantage que les conduites, qui sont à améliorer. La solution mise en avant par l’Ademe consiste à opter pour des accessoires à joints de classe C, un niveau d’étanchéité défini par Eurovent, d’ailleurs valorisés dans la RT 2005. Même s’ils sont plus coûteux, ils ont pris ces dernières années une importance grandissante. Commercialisés par Aldès et Lindab, les accessoires à joints sont plus fiables car ils facilitent le montage. La bonne étanchéité du mastic traditionnel est tributaire de l’installateur. Plus propre, le joint assure ainsi des performances aérauliques sans perte de charge, et dans un bâtiment HQE, les joints en caoutchouc sont recyclables, ce qui est plus difficile pour le standard vis et mastic.

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